Sept ans derrière les barreaux pour un voisin enragé

Le palais de justice de Gatineau.... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le palais de justice de Gatineau.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Un homme de Denholm ayant décidé de faire taire sa voisine qu'il jugeait trop revendicatrice écope de sept ans de pénitencier.

En détention préventive depuis son arrestation, Richard Proulx a pris le chemin du pénitencier pour encore quatre ans, vendredi, au palais de justice de Gatineau. La juge Rosemarie Millar, qui a qualifié les gestes de l'accusé de «monstrueux», a rendu une décision penchant du côté de la Couronne.

Le 22 octobre 2013, Richard Proulx tirait deux balles de calibre .12 dans la maison d'Ika Pinard, sa voisine. La femme ébranlée a dû ramper au sol et se cacher, craignant d'être abattue.

La juge Millar a par ailleurs rappelé que la femme aurait pu y laisser sa peau.

Mme Pinard, nouvellement arrivée à Denholm, était alors impliquée dans des comités citoyens. Lorsque ce dernier a su que sa voisine s'était plainte de lui auprès des autorités municipales, le cauchemar et l'intimidation ont commencé.

L'une des balles s'est logée dans sa chambre, une deuxième dans une chambre d'amis, et une troisième, dans un arbre.

Depuis, les proches de M. Proulx auraient lancé une pétition dans le village pour forcer Mme Pinard à déménager, du vandalisme a été observé chez la victime, et le prix de ses assurances habitation a doublé.

«C'était planifié», a déclaré la juge Millar, qui a qualifié les gestes du 22 octobre 2013 de «monstrueux».

La sentence semble satisfaire Ika Pinard, qui a subi un choc post-traumatique, de l'anxiété, et une perte de jouissance de sa maison, qu'elle a tenté de vendre, en vain.

«Sept ans, je me sens fière de ce que j'ai fait dans la communauté. 95% de la population de Denholm est bonne. Moi, je ne voulais pas déplaire, je demandais, au départ, que mes droits soient respectés. (Les coups de feu), c'était d'une extrême lâcheté.»

Mme Pinard s'est dite «probablement» intimidée à sa sortie de la cour vendredi. Elle affirme encore craindre les proches de M. Proulx. Depuis la prison, ce dernier tenterait toujours de faire passer son message à sa rivale. «J'ai dû impliquer un avocat et envoyer une mise en demeure.»

La défense demandait une peine de cinq ans, et la Couronne, sept.

Le tribunal interdit à M. Proulx de posséder des armes à vie et l'oblige à fournir un échantillon d'ADN.

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