Deux ans derrière les barreaux pour un ex-humoriste

Louis-Georges Boucher a sévi dans plusieurs stations-service de Gatineau.... (François Gervais, Archives Le Nouvelliste)

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Louis-Georges Boucher a sévi dans plusieurs stations-service de Gatineau.

François Gervais, Archives Le Nouvelliste

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Un humoriste n'entend plus à rire depuis qu'il a pris le chemin du pénitencier pour deux ans, au terme d'une série de braquages de station-service de Gatineau.

Louis-Georges Boucher, un artiste et promoteur qui s'est déjà produit en Outaouais, présentait une note écrite au commis pour exiger le contenu du tiroir-caisse. Lorsqu'il a été arrêté, les forces policières ont saisi sur lui un stylo promotionnel du Barreau de l'Outaouais.

La partie moins drôle de cette histoire réside dans le fait que M. Boucher, qui a admis sa toxicomanie, a fait une rechute et s'est lancé à l'assaut de commerces des secteurs Gatineau et Masson-Angers.

Le 6 novembre dernier, il est retourné à une station-service où il avait frappé précédemment. Le commis l'a reconnu et a refusé de collaborer. Par hasard, un policier de Gatineau était à l'extérieur, tout près. Le commis a eu le temps d'avertir l'agent, qui s'est mis à ses trousses.

Son avocat, Me Richard Legendre, s'est entendu avec le procureur de la Couronne, Stéphane Rolland, pour une peine de deux ans à purger au fédéral, cette semaine.

La juge Lynne Landry a entériné la proposition en ajoutant qu'elle était «plus qu'appropriée».

«Monsieur a fait une thérapie complète (en toxicomanie), a expliqué Me Legendre. Il avait la possibilité de faire (du temps) au provincial, mais pour les services en "désintox", le fédéral est mieux équipé. Jamais il n'y a eu d'utilisation de la violence ou d'intimidation, sauf, pour les billets (notes écrites). Il a beaucoup de remords.»

Le prévenu a perpétré ses braquages et tentatives de braquage dans des Petro-Canada et Ultramar du boulevard Gréber et du chemin Masson.

L'artiste a fait savoir au tribunal qu'il souhaitait se remettre sur le droit chemin. «Monsieur a repris des démarches pour travailler, a poursuivi Me Legendre. Il s'est pris un impresario et cela a changé toute l'optique du dossier.»

Louis-Georges Boucher a plaidé coupable à des chefs de vols et à un chef de possession simple de cocaïne.

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