Le MAPAQ de «mauvaise foi», dit un restaurateur

Reconnu coupable par la Cour du Québec pour des infractions sur la salubrité... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Reconnu coupable par la Cour du Québec pour des infractions sur la salubrité des lieux remontant à 2011, le restaurant Pizzédélic de Gatineau veut se tourner vers la Cour d'appel, jugeant que le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) est «de mauvaise foi».

Dans sa décision du 11 septembre dernier, la juge Christine Lafrance appuie la décision du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) qui, à la suite de sa visite dans l'établissement, a observé du matériel et une cuisine malpropres.

Lors du procès, le propriétaire du restaurant, Benoit Desjardins, s'est attaqué aux photos «prises de très près» par les inspecteurs, ce qui aurait, toujours selon la défense, «faussé la réalité», d'autant plus que les photos auraient «jauni» avec le temps. M. Desjardins a aussi allégué que les mêmes photos avaient été modifiées, ce que le tribunal n'a pas retenu, tel qu'on peut le lire dans la décision du 11 septembre dernier.

«Le tribunal ne doute pas que le restaurant est aujourd'hui très propre et que le nettoyage est effectué avec rigueur. Cependant, c'est en date du 20 juin 2011 qu'il doit se prononcer sur l'état des lieux», explique la magistrate.

L'inspectrice du MAPAQ a décrit des parties recouvertes de gras, «amoncellement de gras spongieux et épais, prise de courant obstruée par des résidus alimentaires, (...) matières végétales diverses, couche assez épaisse, ratatinée et collée depuis plusieurs jours, matières organiques calcinées, gras stagnant sur le plancher, interrupteurs maculés de résidus graisseux et luisants, tablettes supportant les aliments périssables pleines de poussière, de rouille et de résidus noirâtres».

Des photos «modifiées»

L'avocat du propriétaire, Me Yves Pépin, croit que le MAPAQ a présenté des photos modifiées, prises de si près qu'elles «ne montrent pas l'état global des lieux».

«On ne voit que des plans rapprochés», dit-il. Selon lui, l'inspectrice du MAPAQ était de mauvaise foi lorsqu'elle s'est présentée sur les lieux. «On indique seulement deux ans plus tard qu'un constat lui sera donné.»

Le propriétaire de l'établissement a fait valoir à la juge que les endroits impropres «sont éloignés des endroits où l'on prépare des aliments, (...) que les résidus (étaient) frais, car l'heure du dîner (venait) de se terminer et que le comptoir de préparation n'est pas sale, mais taché».

Ces arguments n'ont pas davantage convaincu la juge. L'amende imposée atteint 2000$.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer