De 5 à 7 ans de prison pour un voisin violent

Le palais de justice de Gatineau.... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le palais de justice de Gatineau.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Un homme originaire de Denholm risque de cinq à sept ans de pénitencier pour avoir fait vivre un cauchemar à sa voisine, tirant deux balles de gros calibre sur sa maison et participant à une campagne d'intimidation à son endroit.

Richard Proulx, 49 ans, a été arrêté par la Sûreté du Québec après avoir tiré sur une résidence, le 22 octobre 2013.

M. Proulx aurait voulu se venger de sa voisine, Ika Pinard, qui avait fait une plainte contre lui concernant des règlements municipaux, quelques mois plus tôt.

«Mme Pinard était, d'une certaine façon, à la bonne place au bon moment, puisque les balles qui ont traversé les murs de sa résidence sont passées en deux endroits où elle ne se trouvait pas», a affirmé la procureure de la Couronne, Me Brigitte Gendron.

La victime n'a pas été atteinte, mais dit vivre avec de l'anxiété extrême et une peur constante. Elle se dit aussi la cible de railleries et d'intimidation des proches de l'accusé, même depuis l'arrestation de celui-ci.

«Il y a même eu une pétition, dans le village, pour que je parte. Des gens ont aussi mis des affiches un peu partout pour meforcer à partir», a témoigné Mme Pinard, vendredi, lors des représentations sur sentence, au palais de justice de Gatineau.

Le ministère public demande sept ans de détention. L'avocate de M. Proulx, Me Danielle Mongeon, a demandé une peine de cinq ans à la juge Rosemarie Millar. Elle a fait valoir que son client avait suivi des thérapies en gestion de la colère et qu'il était retourné aux études, pendant sa détention.

«J'ai perdu des amis à cause de cela, a raconté Mme Pinard, toujours fragile. Je suis en arrêt de travail, mes assurances pour la maison sont passées de 700$ à 2000$ à cause de cette affaire, et ce n'est même pas de ma faute. Je suis prise à rester là parce que je suis incapable de vendre et déménager.»

Selon elle, les actes de vandalisme et de harcèlement à son endroit se poursuivent encore.

La juge Millar rendra sa décision le mois prochain.

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