Enfant martyr: «poli et heureux» à l'école

Il s'agissait d'un écolier plutôt normal, «poli et heureux», aux yeux de ses... (Archives, La Voix de l'Est)

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Il s'agissait d'un écolier plutôt normal, «poli et heureux», aux yeux de ses professeurs. Derrière cet écran trompeur, l'enfant aurait été battu par son père, subissant parmi les pires sévices connus par la police d'Ottawa à ce jour.

La deuxième semaine du procès du père et de la belle-mère accusés d'avoir battu l'enfant se termine vendredi. Le procès se poursuivra pour au moins une autre semaine, alors que des analyses d'experts pourraient être présentées afin de dresser les profils psychologiques des deux accusés.

Le père, ex-policier de la Gendarmerie royale du Canada autrefois impliqué dans la lutte au terrorisme, et sa conjointe, subissent leur procès devant le juge Robert Maranger, au palais de justice d'Ottawa.

Jeudi, des enseignants et du personnel de la direction de l'école où a déjà étudié la présumée victime ont décrit quelques bribes d'histoires remontant à février 2012. Une enseignante qui avait remarqué des égratignures au visage de l'enfant avait écrit à la belle-mère. Cette dernière avait répondu que l'enfant cherchait à attirer l'attention et a soutenu ne pas savoir d'où venaient les marques.

«Nous essayons de ne pas donner trop d'importance à ceci, car Jonathan (nom fictif) cherche l'attention», aurait répondu la belle-mère par courriel.

Plus tôt cette semaine, l'enfant a affirmé dans son témoignage que sa belle-mère l'avait elle aussi déjà frappé, mais que la plupart des sévices étaient infligés par son père. Lorsque celui-ci avait pointé son arme vers lui, la femme aurait paniqué et tenté d'écarter le père.

Jonathan, faut-il le rappeler, a fui la maison familiale de Kanata en février 2013 parce qu'il en avait assez d'être tenu dans un état de famine, attaché aux chevilles ou menotté aux poignets, à un poteau du sous-sol. Il a réussi à s'évader chez un ami, et ainsi obtenir l'aide de la police d'Ottawa.

Le personnel enseignant a affirmé au ministère public, jeudi, que l'élève avait «souvent écrit des choses morbides dans ses récits», dans le cadre de ses cours.

Les parents auraient dépeint l'enfant, à plus d'une reprise, comme un menteur au comportement inapproprié.

«Jonathan sera absent»

En février 2012, un an avant que l'affaire éclate au grand jour, le jeune élève a quitté l'école sans que les enseignants soient avertis. La belle-mère a écrit une note indiquant «Jonathan sera absent», et l'enfant n'est jamais retourné à cette école.

L'adolescent a aujourd'hui 13 ans. Une ordonnance de non-publication interdit de dévoiler l'identité des accusés pour protéger celle de la victime alléguée.

Le père et la mère sont accusés de voies de fait graves, séquestration, et de ne pas avoir fourni le nécessaire à la vie d'autrui. La femme compte un chef supplémentaire d'agression armée, pour des coups portés avec une cuillère. Le père est accusé en plus d'agression sexuelle causant des lésions et d'agression armée.

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