Le sénateur Brazeau plaide coupable à des accusations réduites

Soulagé, Patrick Brazeau prévoit réintégrer le Sénat si l'absolution... (Justin Tang, La Presse Canadienne)

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Soulagé, Patrick Brazeau prévoit réintégrer le Sénat si l'absolution inconditionnelle est acceptée par le juge Valmont Beaulieu, le mois prochain.

Justin Tang, La Presse Canadienne

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Acquitté d'agression sexuelle, le sénateur Patrick Brazeau a plaidé coupable à des accusations de voie de faits simples et de possession simple de cocaïne, mardi, au palais de justice de Gatineau.

«Ça fait deux ans et demi qu'on m'a accusé d'agression sexuelle, a dit le sénateur à sa sortie de la cour. C'est la pire accusation que quelqu'un peut avoir. Aujourd'hui, c'est la preuve qu'on a, que je n'ai pas agressé personne sexuellement. La Couronne l'a admis. J'ai toujours su la vérité.»

Le procureur de la Couronne, Sylvain Petitclerc et l'avocat de M. Brazeau, Gérard Larocque, ont convenu d'une entente en échange d'un plaidoyer de culpabilité sur les deux derniers chefs. Le ministère public a retiré l'accusation d'agression sexuelle et obtenu un plaidoyer de culpabilité sur celle de voie de fait simple et possession simple de cocaïne. La dernière accusation - garde et contrôle d'un véhicule avec les capacités affaiblies - fera l'objet d'une autre requête à une date ultérieure.

Soulagé, le politicien prévoit réintégrer le Sénat si l'absolution inconditionnelle est acceptée par le juge Valmont Beaulieu, le mois prochain.

«C'est mon emploi, oui», a-t-il tranché à sa sortie.

Dans sa marche de cinq minutes jusqu'à sa voiture, où l'attendait sa conjointe, le sénateur indépendant a glissé quelques mots, décidant tantôt de répondre aux nombreuses questions des journalistes, gardant tantôt le silence.

«Étant donné les circonstances, je suis satisfait. Le cauchemar s'en vient à sa fin.»

Il n'avait rien à dire sur les élections actuelles. «On va voir le 19 (octobre).»

En attendant que le juge Valmont Beaulieu se prononce sur la sentence proposée par la Couronne et la défense (l'absolution), le sénateur dit vouloir retenir ses commentaires sur le processus judiciaire.

Le politicien aura bientôt une fille. Questionné sur les impacts et la pression en moins pour lui, mais aussi pour sa famille, M. Brazeau a répondu: «Qu'en pensez-vous?»

Patrick Brazeau doit maintenant se défendre sur les allégations de dépenses injustifiées au Sénat, du côté d'Ottawa.

Un doute raisonnable

La Couronne a reconnu «certaines faiblesses au sein même» du témoignage de celle qui disait avoir été agressée sexuellement par le sénateur Patrick Brazeau en février 2013. Le ministère public n'était pas en mesure de prouver «hors de tout doute raisonnable» que M. Brazeau avait commis une telle agression.

La Couronne a retiré son chef, mardi, au palais de justice de Gatineau.

Le juge Valmont Beaulieu devra se prononcer sur la recommandation commune de la défense et de la poursuite, le 28 octobre. M. Brazeau tente d'obtenir une absolution inconditionnelle de la cour en plaidant coupable aux chefs de voie de fait et de possession simple de cocaïne. «S'il a l'absolution, il a des chances de réintégrer le Sénat», a fait valoir l'avocat de la défense, Gérard Larocque.

M. Brazeau et une femme dont on ne peut révéler l'identité se sont bousculés à l'étage supérieur d'une résidence du Plateau, à Gatineau. «Madame s'est mise devant lui. Il l'a poussée, et les deux ont déboulé les marches. M. Brazeau a été arrêté et conduit au poste de police», a raconté Me Petitclerc.

La femme, fortement éprouvée par son long contre-interrogatoire, était absente du palais de justice mardi.

Un peu plus d'un an plus tard, à une adresse du boulevard Labrosse, secteur Gatineau, les policiers ont trouvé 0,6 gramme de cocaîne auprès de M. Brazeau, à la suite d'un appel pour trouble domestique. «Mon client avait saisi le sachet sur son lieu de travail, où il était responsable de la sécurité. Il ne l'a pas rapporté aux policiers.»

Un autre dossier doit revenir en cour, en octobre prochain, soit celui de garde et contrôle d'un véhicule à moteur avec les capacités affaiblies. M. Brazeau a maintenu son plaidoyer de non-culpabilité.

Cette affaire est parallèle à celle de fraude et d'abus de confiance au Sénat, qui fera l'objet d'un procès en mars 2016, à Ottawa.

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