Le meurtrier de Maniwaki plaide coupable

Michel Sabourin écope de la prison à vie...

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Michel Sabourin écope de la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 13 ans. Il a plaidé coupable à une accusation de meurtre non prémédité mercredi.

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Michel Sabourin n'aura vraisemblablement jamais le pardon de la famille de la femme qu'il a tuée, le 24 janvier 2013 à Maniwaki. Même s'il a exprimé ses regrets, les proches de Lynda Riopel le traitent toujours de lâche.

Michel Sabourin écope de la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 13 ans. Il a plaidé coupable à une accusation de meurtre non prémédité, mercredi, au palais de justice de Gatineau.

Le drame conjugal s'est produit à la résidence de Mme Riopel, le 193, rue Principale. Après lui avoir tranché la gorge, sous l'effet de «quatre ou cinq comprimés d'amphétamines, une ligne de cocaïne et une coupe et demie de vin blanc», il a appelé le 9-1-1 et a confessé son crime.

L'homme violent, dépendant affectif ayant déjà violenté la même femme dans les années précédentes, continuait de voir la femme qui vivait seule. Atteinte de dystrophie musculaire, Mme Riopel était incapable de se défendre, peinant à lever les bras et se déplaçant en fauteuil électrique.

Elle n'était pas pour autant malaimée de sa famille.

Ses proches ont eu des mots durs envers le meurtrier, mercredi, lors des déclarations des victimes, devant le juge André Vincent.

«Je considère Sabourin lâche d'avoir essayé de s'en sortir», a lu la nièce de la victime, Carolane Riopel, dans une lettre d'une proche adressée à la cour. «Il ne mérite pas mieux que ce qu'il a fait à ma tante. [...] Pardonner, jamais.»

Le juge Vincent a rappelé à la famille que la justice «n'est pas l'équivalent de la vengeance». Il a évoqué la société de droit et l'importance pour tous «d'être jugé selon la loi».

Carolane Riopel s'est rappelé l'amour de sa tante, mais son dédain pour Michel Sabourin. «J'ai pris mes distances par le fait que je n'aimais pas son nouveau chum.» Elle a dit n'avoir jamais eu confiance en cet homme. L'avocate de la défense, Danielle Mongeon, a dressé le portrait d'un homme à l'enfance tourmentée et marquée par la violence. Une personnalité limite dont l'agressivité a toujours été exacerbée par la consommation de drogue et d'alcool.

Marie-Josée Riopel, la soeur de Lynda, a aussi pris la parole devant le juge «au nom de la famille». Elle s'est rappelé le passé violent de M. Sabourin, et du jour où un cousin avait frappé l'accusé pour l'avertir de ne plus toucher à Lynda. «Et c'est mon cousin qui a été arrêté. Il avait dit au juge à l'époque: "Attendez-vous qu'il la tue?"»

La soeur de la victime a aussi dit souhaiter que le meurtrier «y goûte» en prison. Encore une fois, le juge a bien rappelé à Mme Riopel que le monde ne vivrait pas dans une société de droit «si tous se faisaient justice soi-même».

«À chaque demande de libération conditionnelle, je serai là pour m'opposer», a-t-elle conclu.

Alors que M. Sabourin a pris la parole pour exprimer ses regrets, plusieurs membres de la famille de la victime ont quitté la salle. «Je regrette mes gestes à 100%.»

Michel Sabourin ne pourra faire de demande de libération conditionnelle avant le 24 janvier 2026, soit 13 ans après le crime.

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