Tel juge, telle fille

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Les juges Martin Bédard et Marie-Josée Béard sont depuis peu des collègues de travail. Père et fille se verront non seulement lors des soupers de famille, mais se croiseront aussi dans les corridors du palais de justice.

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Les Bédard de l'Outaouais viennent de marquer une page dans la petite histoire de la magistrature canadienne. La nouvelle juge à la Cour supérieure, Marie-Josée Bédard, occupe depuis peu la place laissée vacante par son père, le juge Martin Bédard.

Le père entame sa retraite et occupe dorénavant ses fonctions à titre de surnuméraire. La fille a pris le job à temps plein disponible.

Les deux sont depuis peu des collègues de travail. Ils se verront non seulement lors des soupers de famille, mais se croiseront dans les corridors du palais de justice de Gatineau.

En entrevue avec LeDroit mercredi, les deux se disaient très fiers de ce fait d'armes. «Bien sûr, dit Monsieur le juge. J'ai toujours été très fier de ma fille.»

«La» juge Bédard a été présentée officiellement aux membres du Barreau de l'Outaouais, mercredi, lors de l'ouverture des tribunaux.

«C'est très émouvant de devenir des collègues», lance-t-elle.

Pour ajouter au tableau des statistiques, le juge Martin Bédard a été nommé à la Cour supérieure le 20 juin 2000. «Quinze ans, jour pour jour plus tard, c'était au tour de Marie-Josée», dit le père en regardant sa fille.

Marie-Josée Bédard a été nommée à la Cour supérieure... le 20 juin 2015.

Mme Bédard était juge de la Cour fédérale depuis 2010. D'autres s'en souviennent comme directrice générale de la Société de transport de l'Outaouais au début des années 2000.

Les juges de la Cour supérieure en Outaouais couvrent les districts de Gatineau, Labelle et Pontiac.

Le juge coordonnateur de la Cour supérieure en Outaouais, Dominique Goulet, a souligné dans son discours de la rentrée judiciaire que les femmes formaient dorénavant la majorité chez les cinq juges puînés de la Cour supérieure. Trois femmes et deux hommes.

À la blague, le juge Goulet a dit vouloir instaurer «un comité de promotion des juges mâles minoritaires» dans la prochaine année.

«Je ne me considère pas "la fille de l'autre"», affirme Marie-Josée Bédard. Son père en rajoute et lance du même coup: «C'est même parfois le contraire. On me présente comme le père de l'autre!»

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