Harper n'était pas au courant dit Nigel Wright

Nigel Wright.... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Nigel Wright.

Étienne Ranger, LeDroit

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La Presse Canadienne
Ottawa

L'ancien chef de cabinet de Stephen Harper, Nigel Wright, affirme qu'il n'a pas fait part au premier ministre du plan qui aurait requis qu'un fonds du Parti conservateur rembourse les dépenses discutables du sénateur Mike Duffy.

Au premier jour de son témoignage, mercredi, M. Wright a déclaré avoir dit au premier ministre que M. Duffy allait rembourser ses dépenses, mais n'a jamais mentionné que le plan à ce moment prévoyait que le parti allait payer le tout en son nom.

L'ex-chef de cabinet raconte sa version de l'histoire au procès criminel de Mike Duffy, mettant en lumière tout ce qu'a fait le gouvernement Harper pour camoufler le scandale entourant les dépenses du controversé sénateur.

M. Wright affronte les questions du procureur de la Couronne, Jason Neubauer, au sujet des actions qui ont mené à sa décision de remettre un chèque de 90 000 $ à M. Duffy pour qu'il rembourse ses dépenses.

Cette transaction est au coeur de trois des 31 accusations criminelles qui ont été portées contre Mike Duffy. Il a plaidé non coupable à chacune d'entre elles.

M. Wright a déclaré que le courriel dans lequel il indiquait qu'ils «avaient le feu vert du premier ministre» faisait référence aux lignes écrites pour M. Duffy lorsqu'il parlerait aux médias - ce qu'il allait dire publiquement au sujet de la controverse et ses efforts pour rembourser ses dépenses.

M. Wright a dit que l'entente était que M. Duffy dise qu'il avait commis une erreur et qu'il rembourserait l'argent.

L'ex-chef de cabinet s'est tenu loin des yeux du public depuis qu'il a quitté le bureau du premier ministre en tant que bras droit de M. Harper. Des sources ont confié qu'il voulait simplement reprendre le contrôle de sa vie et laisser cette controverse derrière lui.

Ces mêmes sources, qui ont parlé sous le couvert de l'anonymat parce qu'elles ne sont pas autorisées à discuter de cette affaire publiquement, ont dit qu'il voulait offrir autant d'information que possible.

L'avocat de M. Duffy, Donald Bayne, a déclaré que son équipe devra déterminer à l'intérieur de la salle de cour comment le témoignage de M. Wright va influencer le procès.

«Nous avons beaucoup de questions», a dit Me Bayne.

M. Wright a fait l'objet d'une enquête de la Gendarmerie royale du Canada, qui a décidé de ne pas déposer d'accusations contre lui.

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