Drame sur l'avenue Anna: l'homme accusé de meurtre prémédité

Les enquêteurs passant au peigne fin la scène... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Les enquêteurs passant au peigne fin la scène de crime sur la rue Anna, mardi après-midi.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Gino Langevin aura à répondre de la mort violente de Gail Fawcett, 54 ans, poignardée en pleine rue.

Il a été formellement accusé du meurtre prémédité de la femme avec qui il partageait sa vie.

L'attaque mortelle s'est produite vers 13h mardi, à l'extérieur de leur résidence du 209, avenue Anna, dans le quartier Carlington. Ils y résidaient ensemble depuis plusieurs années.

L'homme de 45 ans a comparu mercredi au palais de justice d'Ottawa. Vêtu d'un survêtement noir, la barbe et les cheveux ébouriffés, l'accusé est resté peu loquace, prononçant simplement son nom à la demande du juge.

M. Langevin comparaîtra de nouveau le 10 août prochain, cette fois par vidéoconférence.

En mêlée de presse à la sortie du palais de justice, l'avocat de la défense, Michael Smith, n'a donné que peu de détails sur le dossier.

Sans antécédent, M. Langevin est dans un état «facile à imaginer» vu les circonstances, a affirmé MSmith. «C'est un choc pour lui. [...] Je ne crois pas que quelqu'un sans expérience du système judiciaire peut saisir l'ampleur de l'accusation déposée contre lui.»

Pas question - pour l'instant - de demander une évaluation psychiatrique. «J'ai vu certaines informations (à propos de sa santé mentale), j'ai entendu beaucoup de choses. C'est difficile à dire sans avoir les informations des enquêteurs. [...] Ce que je sais, c'est qu'il comprenait qui j'étais et les procédures en cours.»

Comportement erratique

Selon le Ottawa Citizen, M. Langevin s'était rendu à l'hôpital lundi soir, croyant subir une overdose de cocaïne.

Mardi, une voisine, Lorraine Cannon, avait aussi raconté au Droit avoir été témoin d'une partie de la scène après avoir entendu «un cri à glacer le sang» et couru vers les lieux du drame. C'est à ce moment qu'elle avait vu la victime baignant dans une mare de sang. L'accusé se trouvait non loin, complètement nu. «Il était calme, comme si rien ne s'était passé. Il devait être dérangé, il avait quelque chose de pas normal», avait-elle confié à notre journaliste.

Poignardée à de multiples reprises, Gail Fawcett a succombé à ses blessures peu après son arrivée à l'hôpital.

En apprenant la nouvelle, mercredi, sa soeur Sheila a crié sa douleur sur Facebook, disant «être sans mot» et «assommée». Mme Fawcett laisse aussi dans le deuil deux fils d'âge adulte.

Le drame de mardi est le cinquième homicide à survenir cette année dans la capitale.

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