Bébé mort à Thurso: le père est libéré

Daniel Lefebvre, 25 ans, était derrière les barreaux... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Daniel Lefebvre, 25 ans, était derrière les barreaux depuis son arrestation mercredi dernier.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Le père de famille de Thurso accusé de l'homicide involontaire de sa fillette de sept semaines a été libéré sous conditions, mercredi matin, au palais de justice de Gatineau.

Daniel Lefebvre, 25 ans, était derrière les barreaux depuis son arrestation mercredi dernier. Le tribunal a levé l'ordonnance de non-divulgation dans le dossier, puisque le chef d'accusation de voies de faits graves qui pesait contre lui a été retiré lundi.

Le poupon avait été retrouvé en arrêt cardiorespiratoire pendant la journée du 15 juillet dans une résidence de Thurso. La Sûreté du Québec a indiqué que la victime présentait des symptômes habituellement associés au syndrome du bébé secoué. Le bambin est finalement décédé au Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO) vendredi soir dernier. Une autopsie a été pratiquée sur le corps de la petite victime.

Daniel Lefebvre, qui n'a aucun antécédent judiciaire, a été inculpé d'homicide involontaire plus tôt cette semaine. Mercredi, la Couronne et la défense se sont entendues devant le juge Valmont Beaulieu pour que l'accusé soit libéré moyennant une caution avec dépôt de 500 $. Celui-ci devra se soumettre à certaines conditions en attendant son retour devant le tribunal, le 5 octobre prochain, pour son enquête préliminaire pro forma. En cas de non-respect des conditions, il devra défrayer une somme supplémentaire de 1500 $.

L'accusé ne pourra entre autres se trouver en présence d'enfants âgés de moins de six ans et devra se soumettre à une évaluation psychologique dans les 14 jours à venir. Il devra également faire preuve de bonne conduite, ne pas troubler l'ordre public et s'abstenir de consommer ou de posséder tout médicament ou drogue, à moins d'avoir en main une ordonnance médicale. L'homme de 25 ans devra aussi résider en tout temps à son adresse de domicile actuelle, mais n'aura pas à respecter de couvre-feu.

La procureure de la Couronne, Me Marie-Hélène Magnan, n'a pas voulu commenter le dossier après l'audience. De son côté, l'avocat de M. Lefebvre, Me Marc-André Cayen, a souligné que son client était soulagé puisqu'il allait pouvoir assister aux funérailles de la fillette. «Ç'a joué dans les négociations entre moi et ma collègue», a précisé l'avocat à ce sujet, rappelant que le père était toujours dans un état «fragile».

M. Lefebvre a quitté le palais de justice, peu avant midi, accompagné par une quinzaine de proches qui ont tenté de se dresser devant les médias afin de libérer la voie. Parents et amis de l'accusé semblaient également soulagés de la décision du tribunal.

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