Le caïd Dorion écope de 19 mois de prison

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Arrêté il y a trois ans, Claude Dorion est décrit comme la tête dirigeante d'un vaste réseau de vente de drogue.

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Autre affaire réglée dans le dossier du caïd Claude Dorion. Le Gatinois a reçu une sentence de 19 mois de prison pour production et de trafic de stéroïdes, jeudi. Le tribunal, qui a qualifié sa fabrication artisanale de moyenâgeuse, peut maintenant se concentrer sur le procès Avalanche, lancé en mai 2012.

Le plus récent chapitre de la saga judiciaire a été signé, cette semaine, au palais de justice de Gatineau.

Arrêté il y a trois ans, Claude Dorion est décrit comme la tête dirigeante d'un vaste réseau de vente de drogue. Depuis ce temps, il a accusé un policier de lui avoir volé des stéroïdes, a fait filmer ce dernier en train de recevoir une injection, a été acquitté d'avoir fait déclencher une enquête policière sous de fausses informations et, cette semaine, a été déclaré coupable de production et de trafic de stéroïdes.

Le juge Jean-François Gosselin a rendu sa décision et les procureurs de la défense et de la Couronne se sont entendu sur une peine de 19 mois de détention, soit le temps purgé à ce jour, compté à temps et demi, depuis sa mise en accusation dans le dossier des stéroïdes. Techniquement, Claude Dorion a fini de purger sa peine jeudi, jour de sa sentence.

À partir de maintenant, il «retourne» en détention préventive dans le dossier Avalanche, où son temps est dorénavant compté à temps simple.

Dans la décision de 83 pages, le juge Gosselin remet sur la table le témoignage de la docteure Christiane Ayotte, qui a entre autres été experte au sein du Comité international olympique en matière de dopage.

«Témoignant sur l'utilisation qui peut être faite des substances et des projets saisis (chez Claude Dorion lors de la perquisition policière Avalanche), la DreAyotte souligne d'abord que: 'Les gens qui font des stéroïdes chez eux, c'est le Moyen Âge.' Aucune des conditions requises au chapitre de la qualité des intrants, de la qualité de la transformation, de la qualité du produit final ainsi que de la salubrité et de la stérilité du processus, n'est présente», écrit le magistrat.

Le matériel brut servant à produire les stéroïdes peut provenir de l'Inde ou de la Chine «et il n'a généralement fait l'objet d'aucun test de qualité, puisqu'il est produit dans des laboratoires clandestins». Selon la témoin experte, «il peut y avoir 55 cochonneries là-dedans».

Ldebacher@ledroit.com

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