L'accusé se sentait «intimidé»

La victime, Paul Hines, 57 ans, a rendu... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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La victime, Paul Hines, 57 ans, a rendu l'âme quelques jours après avoir subi un traumatisme crânien lors d'une altercation dans ce stationnement commercial.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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C'est parce qu'il se «sentait pris» et «intimidé» qu'un jeune homme du secteur Aylmer a asséné un coup de poing qui allait mettre fin à la vie d'un quinquagénaire, à la suite d'une chicane tournant autour d'une citrouille, le 29 septembre 2011.

La Couronne a clos sa preuve alors que l'avocat de la défense, Me Gérard Larocque, a fait entendre Korey Perry, aujourd'hui âgé de 22 ans et accusé d'homicide involontaire sur la personne de Paul Hines, âgé de 57 ans.

Ce soir de septembre, M. Perry, alors âgé de 19 ans, roulait en bicyclette en compagnie d'une connaissance dans les environs du IGA et du McDonalds, près des Galeries Aylmer. Les deux ont trouvé une citrouille sur le pavé du stationnement du marché d'alimentation et se sont amusés à la faire rouler, en allant rejoindre un groupe d'amis. C'est à ce moment que M. Hines et sa femme Janet, eux aussi en vélo, ont vu les jeunes avec la citrouille, croyant que ces derniers avaient volé le potiron dans un présentoir situé à l'extérieur du IGA. Le couple, M. Hines en premier, leur a demandé ce qu'ils faisaient.

«Je leur ai répondu que ce n'était pas de leurs affaires, a témoigné M. Perry. Le monsieur a arrêté et tenté de me parler, et j'ai tenté de continuer mon chemin. J'ai répondu que je n'avais rien volé.»

Les échanges de mots se sont poursuivis. Alors que M. Perry répondait «Old Man», M. Hines lui aurait dit qu'il voulait «lui donner une leçon» en le surnommant «punk».

Les deux se sont échangés des mots plus ou moins polis.

«(M. Hines) s'est frustré et a lancé sa bicyclette par terre. Il s'est avancé vers moi (...) Il n'était pas content, pas vraiment de mon calibre non plus», a-t-il dit par rapport au gabarit plus imposant que le sien.

«J'ai fait mention qu'il sentait l'alcool, sa femme lui disait d'arrêter et de la suivre.»

BATAILLE ET COUP DE POING

M. Perry a vu M. Hines retirer sa casquette, ses lunettes et sa montre, avant de lever les poings et de l'inviter au combat.

«Ce me donnait l'impression qu'il allait me battre. Il était frustré, imposant et parlait fort», a poursuivi l'accusé.

Se sentant intimidé, il a tout de même répondu à la femme de «se fermer la gueule» lorsqu'elle tentait de mettre fin à cette prise de bec.

Poussé «environ cinq fois» par son belligérant, Korey Perry serait tombé à une reprise. «Il m'a dit 'pull them up' ('lève-les'). En me relevant, j'ai essayé de lui porter un coup à droite, et ensuite j'ai donné un coup avec la gauche, et le coup a atteint la cible.»

La victime est tombée et a perdu conscience, sans jamais revenir à lui.

M. Perry se serait senti «pris», ne trouvant d'autre solution que de frapper.

La femme de la victime s'est portée au secours de son époux, pendant que le jeune homme se serait excusé, affirmant ne pas vouloir qu'une telle chose se soit produite.

«Elle m'a dit qu'il n'y avait pas de problème, puis d'appeler les soins, d'appeler l'ambulance. C'est ce que j'ai fait en demandant à un ami d'aller appeler au McDonalds.

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