Dix-huit mois de prison pour l'ex-policier Hamel

Stéphane Hamel roulait à 189 km/h à bord... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Stéphane Hamel roulait à 189 km/h à bord de sa voiture de fonction au moment de l'accident. Arrêté par ses propres collègues, son taux d'alcoolémie se situait entre 0,110 et 0,130, bien au-dessus du taux permis par la loi.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Un ex-policier de la Sûreté du Québec responsable d'un grave accident de la route, alors qu'il conduisait avec les capacités affaiblies sur l'autoroute 50 en 2011, écope 18 mois de prison.

« Même s'il n'est pas en devoir, un agent de la paix est un agent de la paix 24 heures par jour. » Le juge Valmont Beaulieu a emprunté la ligne dure contre l'ex-policier Stéphane Hamel, responsable d'un grave accident de la route alors qu'il conduisait avec les capacités affaiblies sur l'autoroute 50, en 2011.

L'ex-policier de la Sûreté du Québec affecté à l'Escouade régionale mixte ira derrière les barreaux pour les 18 prochains mois. Le juge a rendu sa décision vendredi, au palais de justice de Gatineau. Stéphane Hamel est entré en homme libre, à la cour. Il est reparti par la porte du box des accusés menant au fourgon cellulaire, et à la prison.

Autrefois considéré comme une étoile montante de la Sûreté du Québec, l'accusé a tenté de convaincre le juge, en avril dernier, de lui éviter la prison ferme.

Depuis l'incident, Stéphane Hamel a quitté ses fonctions et occupé un travail de représentant commercial. Il a complété une thérapie sur l'usage de l'alcool, et s'est engagé à parler à des jeunes de l'enfer qu'il a vécu et fait vivre, lorsqu'il a heurté par derrière une automobiliste, près de la sortie Labrosse, sur la 50 Est.

L'avocat de M. Hamel, Me Paul Charlebois, a demandé au juge Valmont Beaulieu une peine de 90 jours à purger pendant 45 fins de semaine. L'avocat s'est dit surpris, tout comme son client, de la peine finale.

« J'avais l'impression que c'était un bon candidat pour aller voir les jeunes. Mais le juge avait entière discrétion. (Mon client) est surpris, oui, mais c'est un grand garçon. Il assume. Il avait l'occasion d'aller sur le terrain. Maintenant, il va aller se tourner les pouces en prison. »

Me Charlebois reliera la décision attentivement pour décider s'il portera la cause en appel. « Le juge a de l'expérience. Sa décision semble étoffée. »

Le procureur de la Couronne, Me Nicolas Rochon, a fait valoir plus tôt ce printemps qu'une telle cause méritait l'exemplarité, et que le facteur de dénonciation devait être une priorité. Il a proposé une peine de détention ferme de 18 mois à purger de façon continue.

Stéphane Hamel roulait à 189km/h à bord de sa voiture de fonction. Arrêté par ses propres collègues de la SQ, son taux d'alcoolémie se situait entre .110 et .130.

Le policier n'était pas en devoir.

Le fait que l'individu était un agent de la paix a été considéré dans les facteurs aggravants. « Le tribunal ne tolère pas que les autoroutes deviennent des pistes de course. La population est en droit de s'attendre à ce que les policiers respectent la loi », a indiqué le juge Beaulieu.

La victime, une infirmière, a toujours des séquelles, malgré 13 mois de physiothérapie. Elle est limitée dans ses mouvements.

Stéphane Hamel devra respecter une interdiction de conduire de 15 mois à sa sortie de prison.

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Stéphane Hamel

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Le procureur de la Couronne, Me Nicolas Rochon, a plutôt fait valoir qu'une telle cause méritait l'exemplarité et que le facteur de dénonciation devait être une priorité. Il a proposé une peine de détention ferme de 18 mois à purger de façon continue.

Stéphane Hamel roulait à 189 km/h à bord de sa voiture de fonction. Arrêté par ses propres collègues de la SQ, son taux d'alcoolémie se situait entre 0,110 et 0,130, bien au-dessus du taux permis par la loi.

Le policier n'était pas en devoir.

Le fait que l'individu était un agent de la paix a été considéré comme un facteur aggravant.

Plus de détails à venir.

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