Vers une révision de la sécurité dans les palais de justice

Le palais de justice de Gatineau... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

Le palais de justice de Gatineau

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le ministère de la Sécurité publique du Québec est à revoir la sécurité dans les palais de justice du Québec, dont celle des juges siégeant à Gatineau.

De passage en Outaouais, vendredi, la ministre Lise Thériault s'est montrée prudente sur les éventuelles mesures à venir, mais a néanmoins réagi aux articles des derniers mois parus dans LeDroit, dans lesquels il était question des déplacements des juges parmi des accusés dans l'édifice Jos Montferrand, et des menaces dont certains ont été des cibles plus ou moins directes.

« Vous comprendrez que je ne parlerai pas des questions de sécurité sur la place publique, mais je peux vous dire que [pour] chaque palais de justice, présentement, on est en train de regarder de quelle manière on peut faire pour s'assurer que les juges soient en sécurité, a déclaré la ministre. Je pense qu'on pose des questions, on est en train d'évaluer, et à partir du moment où on aura plus d'informations, on laissera savoir aux gens de la région, en temps et lieu, si on modifie les aires, les allées et venues, par où on rentre, où on sort. »

Les « allées et venues » des magistrats au palais de justice de Gatineau sont chose courante, alors qu'ils doivent être escortés par des constables spéciaux à leur sortie. Il n'y a pas, comme dans d'autres palais de la province, de couloirs et d'entrées leur étant réservés.

Ces derniers mois, deux hommes ont, en deux moments distincts, proféré des menaces de mort à des magistrats. L'un transportait des armes blanches et se dirigeait vers une salle de cour en affirmant vouloir « tuer le juge ». Un autre a menacé de trancher la gorge d'un magistrat. Dans les deux cas, il s'agit de justiciables souffrant de problèmes de santé mentale. L'un était dans le box des accusés, l'autre, en liberté s'apprêtait à entrer dans une salle de cour lorsqu'il a été intercepté par des constables.

« Il faut comprendre qu'à date, il n'y a pas eu vraiment d'incident, a poursuivi la ministre Thériault. On comprend aussi qu'il y a un degré de dangerosité qu'on doit évaluer. [...] Chaque palais de justice est vraiment unique aussi par rapport au type de criminalité qu'on peut retrouver là aussi. De manière générale, les personnes qui sont appelées à passer en cour sont bien encadrées par les agents de services correctionnels. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer