Vingt ans de laisser-aller

«Quand ça fait 18 mois que tu attends... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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«Quand ça fait 18 mois que tu attends un psy, que ça fait 12 heures que tu attends un médecin à l'urgence, ben tu lâches prise. » - Daniel St-Jean, directeur de Droit-Accès Outaouais.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le problème du nombre croissant de personnes souffrant d'un trouble mental reléguées à la justice «fête» ses 20 ans cette année.

Selon Daniel St-Jean, de Droit-Accès de l'Outaouais, la présence de plus en plus forte des cas de troubles mentaux dans les palais de justice et les prisons est la conséquence de la logique des gouvernements depuis 1995.

«Le problème est apparu à ce moment, dit-il. Quand ç'a commencé à couper dans les services sociaux. Quand ça fait 18 mois que tu attends un psy, que ça fait 12 heures que tu attends un médecin à l'urgence, ben tu lâches prise et tu t'en vas. Tu restes malade. Tu n'as pas de suivi post-hospitalisation. Si tu n'as pas d'aide avant de virer sur le top, tu vas probablement te retrouver dans le trouble.»

M. St-Jean déplore que les tribunaux «criminalisent» les cas de santé mentale. Pendant ce temps, le milieu communautaire est en train de «craquer».

«Le système travaille mal. On pense au contrôle des dépenses avant les services. C'est comme si on disait: 'On préfère payer 1000$ aux trois mois pour quelqu'un qui revient dans le système pendant 20 ans que de mettre 10000$ au départ pour l'aider à ne jamais revenir.»

Aujourd'hui est la première journée de la Semaine nationale de la santé mentale, organisée depuis 1952 par l'Association canadienne pour la santé mentale.

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