Le «père-grand-père» tente d'obtenir sa liberté provisoire

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Le Droit

Pour des raisons de santé, et parce qu'il ne représenterait plus une menace directe pour ses trois filles qu'il aurait agressées sexuellement à partir des années 1970, le «père-grand-père» incestueux de Val-des-Monts devrait obtenir sa liberté provisoire.

C'est du moins l'avis de l'avocate de la défense, Me Audrey Bureau, émis lors de la dernière journée de l'enquête sur remise en liberté, jeudi.

L'homme de 79 ans, accusé d'inceste et d'avoir fait trois enfants à l'une de ses propres filles, a été arrêté en novembre 2014 pour agression sexuelle. Depuis, deux autres victimes présumées - ses filles - ont aussi brisé le silence et porté plainte à la police.

Avançant des problèmes de santé - l'accusé est cancéreux -, la défense a demandé au juge Gaston Paul Langevin d'accorder la liberté à son client, afin de faciliter l'accès à ses traitements médicaux. Le prévenu a témoigné, jeudi, du fait que le système carcéral n'était pas en mesure de lui garantir les soins, qu'il n'a pas tous reçus depuis neuf mois.

La procureure de la Couronne, Me Nadine Piché, s'oppose à la remise en liberté du septuagénaire, craignant qu'il s'envole pour le Mexique ou quitte le pays, une fois sorti du centre de détention de Gatineau.

L'accusé, qu'on ne peut identifier afin de préserver celle des présumées victimes, a subi l'ablation des parties génitales, dans le cadre de son traitement en oncologie. Il ne représente plus, aujourd'hui, de menace directe envers ses filles.

L'une de ses filles dit avoir été agressée alors qu'elle était âgée de 8 à 40 ans. C'est cette victime qui aurait eu trois enfants avec son père.

Elle aurait accouché de son premier enfant alors qu'elle n'avait que 14 ans.

Me Bureau a par ailleurs proposé que le prévenu porte un bracelet GPS afin que les autorités puissent savoir où il se trouve, à toute heure du jour.

Me Piché, qui s'est montrée fort dubitative tout au long de la journée de jeudi, a semblé remettre en question l'honnêteté intellectuelle de l'accusé. Elle a par ailleurs rappelé une lettre qu'il avait écrite à des proches, et dans laquelle il se plaignait de son sort en soutenant «avoir tout donné» à sa famille.

La décision du tribunal sur la remise en liberté sera rendue à la fin du mois d'avril.

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