Procès Brazeau: la défense met de la pression sur la présumée victime

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Le procès de Patrick Brazeau s'est poursuivi jeudi à Gatineau. Le sénateur suspendu est accusé de voies de fait et d'agression sexuelle.

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Le procès du sénateur suspendu Patrick Brazeau est plus long que prévu. Le déroulement laborieux du contre-interrogatoire de sa présumée victime s'est poursuivi jeudi, ponctué de nombreuses objections et argumentations d'ordre technique.

L'avocat de M. Brazeau a poursuivi le contre-interrogatoire serré de la présumée victime, au quatrième jour du procès du sénateur suspendu, accusé de voies de fait et d'agression sexuelle.

Le juge Valmont Beaulieu a commencé la journée en tranchant nombre d'objections de part et d'autre. L'avocat de la défense, Gérard Larocque, et la procureure de la Couronne, Stéphany Robitaille, n'ont pas voulu céder un centimètre pendant le contre-interrogatoire de la femme, qui a dû sortir à maintes reprises, pendant que les avocats se vidaient le coeur sur le déroulement du procès.

Me Larocque a maintenu la pression sur la présumée victime, la questionnant sur les différentes versions qu'elle a fournies au 9-1-1 et aux policiers, après les événements du 7 février 2013, ainsi qu'au tribunal, ces derniers jours.

Il a aussi questionné Raymond Veys, de la police de Gatineau, sur la déclaration de la présumée victime. Le policier a noté qu'il y avait eu «bousculade, un peu comme à la lutte». Le «corps à corps» a débuté au premier étage et s'est poursuivi dans les escaliers, jusqu'au rez-de-chaussée. Des photos de poteaux de rampe d'escalier brisés ont été déposées en preuve, au début du procès.

L'avocat de la défense, Me Gérard Larocque, a... (Courtoisie) - image 2.0

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L'avocat de la défense, Me Gérard Larocque, a déposé une photo de son client prise à la suite des événements. On y aperçoit des marques au cou de Patrick Brazeau. Ces blessures auraient été infligées par la plaignante lors de l'empoignade.

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D'ailleurs, Me Larocque a déposé une photo de son client prise à la suite des événements, à la toute fin de la journée de jeudi. On y aperçoit des marques au cou de M. Brazeau. Ces blessures auraient été infligées par la plaignante lors de l'empoignade.

Selon les premières notes de M. Veys, le pantalon de la femme serait descendu lors de la chute dans l'escalier.

La femme a mentionné qu'elle avait craché au visage de M. Brazeau, après que celui-ci ait agi de la sorte en premier. «À part aujourd'hui, a répondu Me Larocque, cette déclaration que vous avez craché sur mon client, ce n'est nulle part ?»

La présumée victime a ajouté que l'accusé avait pris sa tête pour la frapper sur les marches d'escalier. Elle a rajouté que les barreaux de l'escalier ont cassé lorsqu'elle s'y est agrippée, parce que M. Brazeau tentait de la pousser en bas.

De retour en mai

La défense compte faire témoigner son client. Les déclarations très attendues de M. Brazeau auront lieu en mai. Les audiences, qui devaient durer trois jours, sont plus longues que prévu. Une cinquième et une sixième journée ont été ajoutées.

Un témoin policier n'a pas pu se présenter en cour, jeudi, pour des raisons de santé.

Un autre procès dans lequel Patrick Brazeau est accusé de fraude et d'abus de confiance au Sénat doit avoir lieu en juin, à Ottawa.

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