Jour 1 du procès Brazeau à Gatineau

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Patrick Brazeau à son arrivée au Palais de justice de Gatineau.

Reuters

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C'est un Patrick Brazeau «de plus en plus nerveux», à cause des allégations de fraude au sénat, qui s'en serait pris à sa présumée victime, dans la nuit du 6 au 7 février 2013, à Gatineau.

Le procès du sénateur suspendu, accusé de voie de fait et d'agression sexuelle en février 2013, a débuté lundi matin.

Selon sa victime alléguée, qu'on ne peut identifier selon une ordonnance de non-publication, M. Brazeau était fort inquiet de ce qui allait être rapporté dans les médias à propos d'éventuelles accusations de fraude reliées à ses demandes de remboursement de dépenses de sénateur.

Ces allégations d'abus de confiance feront l'objet d'un procès parallèle, en juin prochain à Ottawa.

La présumée victime a voulu faire exclure les journalistes de la salle de cour, sans succès, lundi matin.

Lors des événements présumés de 2013, M. Brazeau aurait consommé quelques Martinis tout en communiquant sur son téléphone cellulaire. «Vers 22h, il est devenu plus nerveux», a raconté la témoin.

Le témoignage se poursuit lundi après-midi.

Le premier témoin était un technicien en identité judiciaire de la police de Gatineau.

L'agent Patrice Quinn a exhibé des photos de la scène où a eu lieu la présumée agression.

Des photos de «taches rougeâtres», et de trois barreaux d'escalier brisés ont entre autres été exhibées. Parmi celles-ci, on retrouve une mystérieuse photo de M. Brazeau et de sa présumée victime accompagnés du premier ministre Stephen Harper. Cette photo est déchirée autour de M. Harper.

Le ministère public a aussi déposé en preuve un soutien-gorge dont la bretelle gauche a été brisée, ainsi qu'un bouton de jean ou de veste retrouvé au sol.

La police de Gatineau a photographié des ecchymoses sur le biceps gauche de la présumée victime.

En contre-interrogatoire, la défense a voulu indiquer que les seuls éléments dignes de mention étaient les barreaux d'escalier, et que rien d'autre ne prouvait, pour l'instant, les allégations du ministère public.

Les prélèvements de taches rouges n'ont pas été soumis à des tests d'ADN.

Cet incident allégué a entraîné l'exclusion de M. Brazeau du caucus du Parti conservateur.

Ce dernier a été nommé en 2009 par le premier ministre Stephen Harper en 2009.

Ce procès doit durer trois jours.

Plus de détails à venir

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