Dix-huit mois de détention pour l'ex-courtier Éric Dupuis

Le dossier de l'ex-courtier gatinois Éric Dupuis, coupable de plusieurs fraudes... (Photothèque La Presse)

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Le dossier de l'ex-courtier gatinois Éric Dupuis, coupable de plusieurs fraudes totalisant plus de 263000$ auprès de 13 petits investisseurs, est clos. Vendredi, il a pris sa valise et la route d'un centre de détention pour les 18 prochains mois.

Le juge Valmont Beaulieu a refusé la peine à purger dans la communauté demandée par son avocat, Me Jacques Belley. Même s'il s'agissait de sa première infraction criminelle du genre, les regrets de l'accusé n'ont pas ému le magistrat de la Cour du Québec.

Lors du procès, Éric Dupuis avait promis de rembourser ses victimes aussitôt son divorce confirmé.

L'accusé a exprimé des regrets, que le tribunal a qualifiés de «bouées de sauvetage de dernière minute pour obtenir la clémence». La sentence de 18 mois est assortie d'une période de probation de trois ans.

L'ancien homme d'affaires estime que ce divorce lui permettra de retrouver une somme importante provenant d'un bâtiment commercial dans lequel il dit avoir investi avec son ex-conjointe. Dans sa décision, le juge Beaulieu s'est interrogé sur cette possibilité «des plus ténébreuses».

En défense, Éric Dupuis a expliqué qu'il avait soutiré cet argent afin de financer la construction d'un bâtiment situé sur la rue Bellehumeur, à Gatineau, avec sa conjointe de l'époque.

Selon la preuve, M. Dupuis offrait des taux d'intérêt de 16 à 20% aux investisseurs, qui n'ont pour la plupart jamais revu la couleur de leur argent. Certains ont été indemnisés par l'Autorité des marchés financiers, d'autres ont été remboursés partiellement par l'accusé. La grande majorité d'entre eux ont perdu tout ce qu'ils avaient confié à M. Dupuis. «Je n'ai jamais eu l'intention de flouer», a-t-il juré lors du procès.

Éric Dupuis s'est servi de cet argent pour se payer du luxe et des fêtes, a retenu le juge Valmont Beaulieu. «Au surplus, a commenté le juge, il a ridiculisé les victimes en leur donnant rendez-vous et des chèques sans fonds.»

Les faits se sont produits entre le 1er février 2008 et le 15 septembre 2009.

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