Rockfest 2013: des voisins reçoivent des miettes

Le débordement qui s'est produit au Rockfest en... (Archives, LeDroit)

Agrandir

Le débordement qui s'est produit au Rockfest en 2013 dépasse la norme du bon voisinage, selon le tribunal.

Archives, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Des résidents de Montebello qui réclamaient 14000$ au Rockfest en dommages et intérêts encourus lors de l'édition 2013 recevront une fraction du montant, tranche la Cour des petites créances.

Au début du mois de janvier, trois propriétaires, Denis Charlebois, sa conjointe Bernadette Boyer et leur fils Emmanuel Charlebois, ont fait valoir à la juge Patsy Bouthillette qu'ils avaient subi des préjudices lors de la tenue de l'événement haut en décibels.

Des 14000$ exigés, la Cour des petites créances accorde aux trois plaignants un total de 1700$, soit 850$ par propriété.

Les Boyer-Charlebois possèdent deux maisons voisines sur la route 148. Leurs cours bordent le site du Rockfest.

Le soir du 14 juin 2013, des fêtards ont voulu créer un raccourci en faisant tomber la clôture de huit pieds protégeant les terrains des Charlebois. Une foule a emprunté les terrains privés afin d'accéder à la route 148. «Il est admis qu'en 2013, le festival est victime de sa popularité», résume la juge Bouthillette.

Les organisateurs ont tenté tant bien que mal de redresser les clôtures.

«C'est comme si un troupeau de vaches avait piétiné le terrain. Tout ce qui était fleuri a été piétiné», a décrit Mme Charlebois, lors de l'audience devant la juge Bouthillette.

Les dommages concernent les inquiétudes, le manque de sommeil, les odeurs nauséabondes et le travail pour refaire le terrassement.

Alex Martel a fait valoir sa tentative de régler cette affaire à l'amiable au lieu d'aller en cour. Lui-même originaire de Montebello, il affirme depuis la naissance du Rockfest qu'il veut la bonne entente avec ses concitoyens. Il dit avoir offert les services d'un paysagiste pour réparer le terrain, à ses frais.

Les plaignants ont refusé l'offre.

«M. Martel [...] n'a commis aucun geste ou faute personnellement ou dans l'exécution de ses fonctions», a expliqué la juge.

Par contre, l'organisme Outaouais Rock a failli en ce sens où, selon le tribunal, «le débordement qui s'est produit dépasse la norme du bon voisinage».

«La preuve démontre que les sorties n'étaient pas en quantité suffisante pour accommoder le grand nombre de festivaliers», lit-on dans le jugement du 20 janvier. Les clôtures n'étaient pas assez efficaces, retient le tribunal. Toutefois, les réclamations sont exagérées, selon le tribunal.

«Après analyse de tous les faits particuliers, [...] après considération de la vocation particulière du festival, de son organisation, et de la durée, le Tribunal estime que les demandeurs n'ont pas démontré de façon prépondérante que les inconvénients autres que les dommages au terrain étaient intolérables, déraisonnables ou excessifs. Il n'y a pas eu abus de droit à ces égards», résume la juge.

Enfin, le tribunal condamne les demandeurs à rembourser les frais juridiques d'un peu plus de 300$.

Des changements majeurs ont été entrepris au Rockfest, et l'édition 2014 s'est bien déroulée.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer