Le conducteur fautif est acquitté

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Simon Bernier n'a pas survécu à l'impact sur un poteau.

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Après quatre ans de procédures judiciaires, Robin Ganthous a été acquitté de l'accusation de conduite dangereuse ayant causé la mort de Simon Bernier, à Cantley.

Le conducteur avait 25 ans lorsqu'il a perdu le contrôle de sa Toyota Camry, sur la route 307, près de la rue Romanuk, dans la nuit du 10 au 11 octobre 2010.

Simon Bernier, de Gatineau, n'a pas survécu à l'impact de la voiture sur un poteau de garde-fou, à la sortie d'une courbe. Son décès a été constaté à l'Hôpital de Hull. Selon l'enquête, il n'était pas attaché.

D'après la police de la MRC des Collines, le conducteur avait fait preuve d'imprudence. La vitesse excessive, selon les premiers éléments de l'enquête, était à l'origine de l'embardée mortelle.

Hier, la juge Anouk Desaulniers a affirmé que la preuve de la Couronne n'était pas suffisante et qu'elle ne la convainquait pas, hors de tout doute raisonnable, que la conduite de M. Ganthous était à ce point erratique.

Le tribunal a retenu que la visibilité était réduite, puisque les lampadaires étaient éteints en raison d'une panne de courant lorsque la vieille Camry est passée dans le secteur.

Un témoin expert de la défense a aussi expliqué que la réaction de M. Ganthous aurait pu être celle de nombreux autres conducteurs dans des circonstances semblables. «Plusieurs conducteurs auraient été déstabilisés par (le fait que) les roues avant 'mordent' dans le gravier sur le bord de la chaussée, et auraient donné un coup de volant», mentionne la juge.

La police avait étudié la possibilité de porter une accusation de conduite avec les capacités affaiblies par l'alcool, en raison des yeux vitreux et de l'odeur d'alcool émanant de la voiture accidentée, une accusation qui n'a pas été retenue.

«Objectivement, la conduite n'était pas dangereuse», résume la juge.

Quelques mois après l'accident, le bureau du directeur des poursuites criminelles et pénales avait demandé une expertise supplémentaire à la police de la MRC des Collines, afin d'étoffer sa preuve. Des tests de conduite avaient été faits sur la même chaussée où s'est produit le drame.

La limite permise sur ce tronçon de la 307 est de 70km/h. Le tribunal a retenu que la vitesse de la voiture circulait à environ 75 ou 85km/h, mois que les 127km/h avancés à la suite de l'enquête.

«La famille est extrêmement soulagée, a répondu au Droit l'avocat de M. Ganthous, Paul Charlebois. La famille s'est retenue de communiquer (avec celle de la victime) pendant les procédures.»

Il semble que MM. Ganthous et Bernier se soient rencontrés chez des amis communs après plusieurs mois d'absence de M. Bernier au pays. Les deux auraient décidé de poursuivre la soirée chez M. Ganthous.

ldebacher@ledroit.com

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