Menaces au palais de justice de Gatineau

Le suivi de l'accusé confié au système de santé

Accusé d'avoir menacé de tuer un juge en pénétrant dans le palais de justice de... (Archives, LeDroit)

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Accusé d'avoir menacé de tuer un juge en pénétrant dans le palais de justice de Gatineau avec un couteau, un tournevis, des ciseaux et des cordages, Michael Stubbins a obtenu sa liberté provisoire en s'engageant à respecter une série de conditions strictes.

La Cour du Québec a accepté de relâcher l'accusé, jeudi dernier, pourvu qu'il ne se présente pas au palais de justice - du moins sans raison valable ordonnée par cette même cour. Une fois dans l'édifice Jos-Montferrand, il devra se rapporter immédiatement aux constables spéciaux.

Il devra faire de même avant de quitter l'endroit.

Cette liberté demeure limitée, puisqu'il devra se rendre dans une maison de suivi externe de l'hôpital psychiatrique Pierre-Janet dès qu'il aura reçu son congé de l'hôpital de Gatineau, à la mi-janvier.

En novembre, son avocat, MeAndré Nault, a proposé que son client soit transféré dans un «appartement protégé», une ressource en santé mentale permettant aux gens de vivre hors du système carcéral ou hospitalier tout en étant supervisé, plutôt qu'en détention préventive.

Le 7 octobre dernier, les constables spéciaux avaient remarqué le comportement étrange de l'individu de 25 ans, lors de son entrée dans l'édifice Jos-Montferrand. En sortant de l'ascenseur, au deuxième étage, il s'est dirigé vers une salle de cour et a répété aux constables qu'il voulait «tuer le juge» et «rendre service au monde».

En plus de ses armes de fortune, les autorités ont saisi des comprimés qui pourraient être de la méthamphétamine.

En novembre dernier, le juge Jean-François Gosselin avait demandé que les examens psychiatriques soient terminés avant de permettre à l'accusé de sortir dans l'attente de la suite des procédures judiciaires.

Bien que sa santé mentale préoccupe le tribunal, l'individu a été déclaré apte à subir son procès.

Une dizaine de conditions, incluant celles entourant sa présence au palais de justice de Gatineau, doit être respectée.

Selon les documents de la cour, M. Stubbins doit entre autre respecter un couvre-feu, participer à des thérapies, et s'abstenir de consommer de l'alcool et des drogues, ainsi que de posséder des armes.

L'individu, qui doit respecter une médication stricte, sait qu'il peut faire des psychoses, et affirme «ne pas s'en rendre compte».

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