Mort sous les balles de la SQ en 2009

«Aucune intervention thérapeutique n'aurait pu changer le cours des choses»

Le rapport du coroner confirme qu'Éric Therrien, mort sous les balles de la... (Archives Le Nouvelliste)

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Le rapport du coroner confirme qu'Éric Therrien, mort sous les balles de la Sûreté du Québec (SQ) en 2009, à Papineauville, avait consommé une quantité considérable d'alcool et d'antidépresseurs avant l'intervention policière, et qu'«aucune intervention thérapeutique n'aurait pu changer le cours des choses».

Le 8 novembre 2009, en début de soirée, la SQ a été appelée à intervenir chez l'homme en crise, qui refusait d'être transporté à l'hôpital. M. Therrien était agressif et menaçait de se suicider avec une arme blanche.

Le coroner rappelle que M. Therrien avait déjà fait plusieurs tentatives suicidaires avant cet événement, et que son dossier médical à l'hôpital de Buckingham faisait état d'un trouble d'adaptation avec humeur dépressive, en 2008.

«Arrivés sur les lieux, résume le coroner Jean Brochu, les ambulanciers se trouvaient dans l'impossibilité d'intervenir en raison du danger. Les policiers ont tenté d'intervenir à leur tour, mais Éric Therrien s'est précipité sur eux en agitant son couteau.»

En 2010, la conjointe d'alors de M. Therrien, Lola Marie Durocher, avait confié au Droit que deux policiers étaient en train de convaincre l'individu de les suivre à l'hôpital lorsqu'un troisième agent est arrivé. «Il lui a braqué sa lampe de poche au visage, avait-elle allégué. Cela a fait 'capoter' Éric, et il est allé chercher un couteau dans la cuisine.»

Le rapport du coroner ne s'avance pas sur cette théorie. Il réaffirme que les policiers ont tiré plusieurs coups de feu sur M. Therrien, qui s'est effondré en arrêt cardiorespiratoire. Le décès a été constaté à l'Hôpital de Buckingham. «Les blessures ont causé son décès très rapidement et aucune intervention thérapeutique n'aurait pu changer le cours des choses», lit-on dans le rapport, signé en août dernier.

L'examen externe et l'autopsie ont été effectués au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal ont révélé la présence des indices d'intervention thérapeutiques et des plaies causées par le passage de sept projectiles d'arme à feu .

Des échantillons ont révélé la présence de 217 mg d'alcool  par litre de sang (le seuil légal pour la conduite d'un véhicule est de 80 mg), d'une concentration thérapeutique de venlafaxine (pour la dépression ou les troubles anxieux) et de métabolites de cannabis.

Les policiers qui sont intervenus le 8 novembre 2009 ont été blanchis par l'employeur, l'enquête indépendante et la déontologie.

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