Le président du Château Logue réprimandé et mis à l'amende

Le président du Château Logue, Michel Lacroix, est réprimandé par le conseil de... (Archives, Le Droit)

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Le président du Château Logue, Michel Lacroix, est réprimandé par le conseil de discipline de l'Ordre des comptables professionnels agréés du Québec pour avoir fait vérifier, par son associé, les états financiers de la Ville de Maniwaki, alors que la société du Château était débitrice d'importantes sommes d'argent à titre de taxes municipales impayées.

M. Lacroix a plaidé coupable devant le conseil de discipline, il y a quelques semaines. Lui et son associé, Kevin Huneault, doivent chacun payer des amendes de 12 000 $.

La décision a été signée par trois arbitres de l'Ordre des comptables professionnels agréés (CPA) du Québec, le 12 novembre.

Selon l'enquête de l'ordre des CPA du Québec, l'associé de M. Lacroix, Kevin Huneault, comptable agréé (CA), a exécuté des mandats de vérification relativement aux états financiers de la Ville de Maniwaki pour les exercices 2006 à 2011 sans être libre de toute influence, puisque l'intimé était administrateur et actionnaire d'une société endettée envers la municipalité pour une somme de 395 507 $.

Voici ce que M. Lacroix, qui est président, administrateur et actionnaire de la société Centre Château Logue inc., a reconnu devant le conseil : « J'aurais dû prendre les moyens raisonnables pour m'assurer du respect du Code de déontologie des comptables agréés et notamment de l'article 36.4 dudit Code par mon associé, Kevin Huneault, alors CA, lequel n'aurait pas dû exécuter les mandats de vérification relativement aux états financiers de la Ville (de Maniwaki) pour les exercices terminés au 31 décembre 2006, 2007, 2008, 2009, 2010 et 2011, alors que la société Centre Château Logue inc., dont j'étais président, administrateur et actionnaire était un important débiteur de la Ville et que conséquemment, une telle situation pouvait donner l'apparence que je n'étais pas libre de toute influence, de tous intérêts ou de toute relation qui, eu égard à ces missions, pouvait porter atteinte au jugement professionnel de M. Huneault ou à son objectivité. »

Michel Lacroix s'est reconnu coupable de six chefs devant la déontologie.

M. Huneault a plaidé coupable sur chacun des dix-huit chefs de la plainte le concernant. Il a été radié de façon temporaire pour une période d'un mois.

Les deux intimés ont 18 mois pour payer leurs amendes.

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