Sursis pour l'incendiaire d'une usine à Kazabazua

L'auteur de l'incendie qui a ravagé l'usine Les Bois Héritage de Kazabazua, le... (Archives, LeDroit)

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L'auteur de l'incendie qui a ravagé l'usine Les Bois Héritage de Kazabazua, le 17 avril 2011, doit purger une peine de deux ans moins un jour dans la communauté.

Patrice Gagnon, 25 ans, s'était présenté là où il avait déjà travaillé, « fortement intoxiqué en raison de sa consommation d'alcool et d'ecstasy », à la suite d'une rupture amoureuse.

Sous le coup de la frustration, il a mis le feu à une palette de bois. Même si aucun accélérant n'a été utilisé, le brasier s'est étendu rapidement à trois entrepôts de l'usine.

Les dommages sont évalués à près d'un million de dollars.

L'accusé a confié son crime à un passant qui lui avait offert un transport, alors qu'il marchait en fuyant la scène. Il a aussitôt admis ses gestes aux policiers.

Le juge Richard Laflamme a pris en compte que le crime, « purement gratuit », était dirigé vers une victime qui n'avait rien à voir avec ses difficultés personnelles.

Les dommages considérables - et l'exposition des pompiers à un danger qui aurait pu être évité - ont pesé plus lourd que les facteurs atténuants. Le plaidoyer de culpabilité rapide, la collaboration immédiate avec les enquêteurs et l'agente de probation, l'absence d'antécédents judiciaires, les remords et le faible risque de récidive ont été pris en compte.

Les Bois Héritages sont situés sur la route 105. L'individu ne peut plus s'y présenter, sur ordre du tribunal.

« Un bon employé »

L'accusé avait 22 ans au moment de l'infraction. Père de famille prenant son rôle au sérieux, il a vu le tribunal reconnaître les aspects positifs de sa personnalité.

« Il exerce le métier de bûcheron et travaille pour la même compagnie depuis plus de trois ans. Il est considéré comme un bon employé », explique entre autres le juge Laflamme.

« Il va sans dire qu'en raison de la gravité subjective du crime commis, la dénonciation et la dissuasion comptent parmi les premiers objectifs que la peine doit revêtir. Par ailleurs, les objectifs de réhabilitation et de la reconnaissance par les délinquants du tort causé à la collectivité doivent aussi être considérés. De plus, le principe de l'harmonisation des peines peut aider le Tribunal dans sa recherche d'une sanction juste, proportionnelle et raisonnable. »

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