Une enfance violente

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Dans les dernières étapes du procès de l'adolescente proxénète, décrite comme «chef» de son réseau, la jeune accusée d'Ottawa a été décrite comme une personne ayant eu une enfance marquée par la violence et l'intimidation.

Au secondaire, elle a intimidé un camarade de classe à un point tel que sa cible a développé des tendances suicidaires. Dès l'âge de huit ans, a relaté un psychiatre, elle a agressé sexuellement un garçon de cinq ans. Elle n'a jamais été accusée dans ces dossiers, puisqu'on la jugeait trop jeune.

À 15 ans, elle a développé un véritable réseau de prostitution juvénile en forçant des filles, souvent plus vieilles qu'elle, à avoir des relations sexuelles avec des hommes ayant parfois plus de deux fois leur âge. Sa plus jeune victime avait 13 ans, et sa plus vieille en avait 17.

Des victimes souffrent toujours du syndrome post-traumatique.

Lorsqu'elle a été arrêtée, elle disait qu'il n'y avait rien de mal à faire ce qu'elle faisait, puisque «l'argent avait raison de tout» (Money over everything), a déclaré la juge Diane Lahaie, dans sa décision.

Le manège de la jeune proxénète a duré environ deux mois. La police d'Ottawa a procédé aux arrestations en juin 2012.

L'enfance troublée de l'adolescente a entre autre été marquée par une mère travailleuse du sexe et danseuse nue qui travaillait la nuit.

À 12 ans, elle a commencé à boire de l'alcool, et à 14 ans, s'est mise à fumer du cannabis.

Un psychiatre a affirmé qu'elle représentait un risque élevé de récidive et qu'elle pourrait mettre plus de dix ans à se reconstruire une personnalité saine.

Ldebacher@ledroit.com

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