Corruption électorale: un témoin croyait qu'on lui offrait un poste au parti

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En contre-interrogatoire, vendredi, M. Olivier a déclaré qu'il croyait que Mme Sorbara et M. Lougheed lui parlaient de postes au sein du Parti libéral et que ni l'une ni l'autre ne lui a dit qu'ils pouvaient lui obtenir un poste au gouvernement.

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Un homme au centre des allégations de corruption pesant sur deux libéraux de l'Ontario affirme qu'il croyait qu'on lui offrait des emplois au sein du parti et non des nominations au gouvernement.

Patricia Sorbara, présidente du Parti libéral de l'Ontario au moment des allégations, et Gerry Lougheed, un collecteur de fonds, sont accusés de corruption en vertu de la Loi électorale.

Ils sont accusés d'avoir offert à l'aspirant candidat libéral Andrew Olivier un emploi ou une nomination afin de le convaincre de céder la place à un autre candidat, favorisé par la première ministre Kathleen Wynne, lors d'une élection complémentaire en 2015, à Sudbury.

Les deux accusés ont plaidé non coupables.

En contre-interrogatoire, vendredi, M. Olivier a déclaré qu'il croyait que Mme Sorbara et M. Lougheed lui parlaient de postes au sein du Parti libéral et que ni l'une ni l'autre ne lui a dit qu'ils pouvaient lui obtenir un poste au gouvernement.

Les avocats de la défense avancent que les conversations étaient liées au processus interne d'investiture du parti et non pas du processus électoral public pour devenir candidat, qui est encadré par la Loi électorale.

L'ancien député néo-démocrate fédéral Glenn Thibeault, aujourd'hui ministre de l'Énergie de l'Ontario, avait alors la faveur de la première ministre Wynne et a finalement été choisi comme candidat. Il a ensuite remporté l'élection complémentaire.

Jeudi, la cour avait entendu que l'une des deux accusations auxquelles fait face Mme Sorbara est liée à une allégation voulant que M. Thibeault ait exigé des emplois rémunérés pour deux collaborateurs de son bureau de circonscription en échange de sa candidature, une requête que l'accusée aurait accordée.

M. Thibeault a déjà nié avoir demandé quoi que ce soit qui aurait pu être perçu comme un pot-de-vin et ne fait face à aucune accusation.

La première ministre ontarienne doit témoigner mercredi.




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