Corruption électorale en Ontario: ouverture du procès de deux libéraux

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Patricia Sorbara (photo), qui était présidente du Parti libéral de l'Ontario, et Gerry Lougheed, un collecteur de fonds de Sudbury, sont accusés de corruption en vertu de la Loi électorale en lien avec l'élection complémentaire à Sudbury en 2015.

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Au procès de deux organisateurs libéraux provinciaux de l'Ontario accusés de corruption électorale, la Couronne a soutenu jeudi que l'ancien député néo-démocrate fédéral Glenn Thibeault avait exigé des emplois rémunérés pour deux collaborateurs de son bureau de circonscription en échange de sa candidature - libérale - dans une élection complémentaire provinciale.

Patricia Sorbara, qui était présidente du Parti libéral de l'Ontario, et Gerry Lougheed, un collecteur de fonds de Sudbury, sont accusés de corruption en vertu de la Loi électorale en lien avec l'élection complémentaire à Sudbury en 2015.

Ils sont accusés d'avoir promis un emploi ou une nomination à l'aspirant libéral Andrew Olivier s'il acceptait de céder sa place pour cette élection complémentaire à Gerry Thibeault, député néo-démocrate fédéral qui avait alors la faveur de la première ministre Kathleen Wynne. Mme Sorbara est aussi accusée d'avoir promis à M. Thibeault « un bureau ou un emploi » s'il acceptait de faire le saut en politique provinciale.

Dans sa déclaration préliminaire au procès, jeudi, le procureur de la Couronne David McKercher a soutenu que M. Thibeault avait exigé un revenu de remplacement pour lui-même, l'appui total des libéraux de l'Ontario et des postes rémunérés, pendant la campagne, pour deux collaborateurs de son bureau de circonscription.

M. Thibeault a toujours prétendu qu'il n'avait jamais exigé de faveurs avant d'accepter de poser sa candidature ; les deux accusés ont nié leur culpabilité, jeudi. Leurs avocats plaident que la Couronne utilise indistinctement les termes « candidat » et « candidat à l'investiture », alors que la Loi électorale ne s'applique qu'aux candidats à une élection, pas aux investitures de partis.

Les libéraux souhaitaient regagner cette circonscription de Sudbury qu'ils avaient détenue pendant une vingtaine d'années mais qui leur avait échappé aux mains d'un néo-démocrate, tombé malade quelques mois après. Andrew Olivier, qui avait perdu la circonscription aux élections générales de 2014, était prêt à mener la lutte encore une fois lors de l'élection complémentaire en 2015.

Le procureur McKercher a plaidé jeudi que la première ministre Wynne était alors déterminée à regagner cette circonscription, et elle estimait que Glenn Thibeault avait plus de chances que M. Olivier de l'emporter.

Mme Wynne a finalement imposé son candidat et M. Thibeault a remporté l'élection complémentaire ; il a été nommé depuis ministre de l'Énergie.

La première ministre doit témoigner mercredi. Elle soutient que sa décision était déjà prise au moment où Mme Sorbara et M. Lougheed ont parlé à M. Olivier - ce qui prouve, selon elle, qu'on n'a pas pu lui promettre une récompense pour qu'il cède sa place. La première ministre soutient plutôt qu'elle voulait alors garder M. Olivier dans le giron libéral.

La Police provinciale de l'Ontario avait mené son enquête en vertu du Code criminel et de la Loi électorale. M. Lougheed a été accusé au criminel d'avoir « conseillé une infraction qui n'a pas été commise » et d'avoir « influencé ou négocié une nomination », mais ces deux accusations ont été abandonnées par la suite.




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