Victime d'un homme violent?

Dans la nuit du 29 au 30 juin... (Courtoisie)

Agrandir

Dans la nuit du 29 au 30 juin 2014, Miriam Hubert (à droite) a convaincu la victime d'aller prendre un verre avant de l'entraîner dans une voiture où se trouvaient deux hommes, afin de les conduire jusqu'à sa résidence de Namur. Sur place, André Blanc (à gauche) a agrippé la femme par le bras, l'entraînant dans la chambre, dont la porte était munie de trois serrures.

Courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

C'est plus de 46 mois qui séparent la proposition de la Couronne et de la défense pour la sentence à imposer à Miriam Hubert, une effeuilleuse de Namur reconnue coupable d'une violente agression sexuelle sur une ex-collègue de travail.

D'un côté, la Couronne réclame quatre ans de détention pour Mme Hubert, la même sentence octroyée à son complice et ex-conjoint, André Blanc, en mars 2016. De l'autre, la défense plaid plutôt la clémence sous la forme de 90 jours à purger les fins de semaine pour une femme décrite comme une « victime d'un homme abusif ».

Dans la nuit du 29 au 30 juin 2014, Miriam Hubert a convaincu la victime d'aller prendre un verre avant de l'entraîner dans une voiture où se trouvaient deux hommes, afin de les conduire jusqu'à sa résidence de Namur. Sur place, André Blanc a agrippé la femme par le bras, l'entraînant dans la chambre, dont la porte était munie de trois serrures. 

Pour justifier la sentence de quatre ans, la Couronne a insisté sur le caractère humiliant et dégradant de l'agression durant laquelle Mme Hubert a notamment uriné au visage de la victime. 

La Couronne a également dépeint les actions de Miriam Hubert comme un geste prémédité où elle s'est servie du fait qu'elle connaissait la victime depuis le secondaire pour l'attirer dans un piège.

La défense a rappelé que, dans son témoignage, la victime a reconnu qu'une relation sexuelle consentante a eu lieu avec Miriam Hubert dans la voiture, en chemin vers Namur. La défense a aussi rappelé que la victime a indiqué que Mme Hubert semblait mal à l'aise tout au long de l'agression et qu'elle a cherché à la réconforter le lendemain matin.

L'avocat de la femme reconnue coupable de séquestration et d'agression sexuelle avec la participation d'une autre personne a aussi insisté pour dire que leur cliente a depuis entrepris un cheminement personnel pour reprendre sa vie en main et quitter son mode de vie d'antan.

« [En acceptant la recommandation de la Couronne], vous allez la punir, oui, mais vous allez aussi détruire trois ou quatre années de travail sur elle-même », a insisté l'avocat de la défense, Me Gilles Daudelin, qui suggère qu'en plus de 90 jours de détention, sa cliente fasse l'objet d'un suivi de la cour pour s'assurer qu'elle mène une vie rangée, loin du monde interlope et de la consommation de drogues.

Miriam Hubert doit revenir devant le juge Richard Laflamme le 18 octobre prochain pour connaître sa sentence.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer