Homicide en 2013: le détenu apprend qu'il est schizophrène

Mourad Louati avait 18 ans lorsqu'il a poignardé... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Mourad Louati avait 18 ans lorsqu'il a poignardé à mort Sheldon O'Grady sur la promenade du Portage, dans le Vieux-Hull, le 5 janvier 2013.

Etienne Ranger, Le Droit

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Ingérable et agité lors de son procès pour le meurtre d'un fêtard devant l'ancien bar Addiction, dans le Vieux-Hull, Mourad Louati vient d'apprendre qu'il est schizophrène. Ses médicaments ont finalement calmé ses ardeurs, devant le tribunal et derrière les barreaux.

Mourad Louati avait 18 ans lorsqu'il a poignardé à mort Sheldon O'Grady sur la promenade du Portage, le 5 janvier 2013. Inculpé de meurtre sans préméditation, il a finalement été reconnu coupable d'un chef réduit d'homicide involontaire et a écopé 11 ans de pénitencier.

Pendant son procès, au palais de justice de Gatineau, le public a été témoin de ses agissements déplacés, de ses regards envers la famille de la victime, de ses sourires incontrôlés, de ses gestes saccadés et de ses expressions plutôt déconcertantes.

En détention préventive, pendant son procès, il a provoqué une bagarre, armé d'un pic artisanal. Il a plaidé coupable à quatre chefs de voie de fait et de voie de fait armé, en juin dernier.

Le 8 août 2016, le jeune homme a frappé un codétenu qui parlait au téléphone, à la prison de Gatineau. Il a ensuite agressé deux détenus qui tentaient de lui rendre la pareille.

Il a reçu une sentence de six mois supplémentaires à purger.

Ce n'était pas la première fois que Louati faisait des siennes pendant ce procès pour meurtre.

Auparavant, Louati avait frappé un autre détenu avec un bâton de vadrouille. Ce geste lui a valu une autre année à ajouter à sa sentence d'homicide, pour un total de 12 ans et six mois.

Défense

Son avocat, Me Pierre-Olivier Lemieux, a décrit le comportement «amélioré» de son client. «Dans les trois années (de détention suivant le drame de 2013), il a été souvent en isolation, à cause de son état mental qui se détériorait. Il a (récemment reçu) un diagnostic de schizophrénie et d'hallucinations. Son comportement a complètement changé, dit l'avocat, je peux en témoigner.»

Lors du procès pour meurtre, Me Lemieux avait aussi eu du fil à retordre avec son client agité devant la cour.

D'ailleurs, la juge Catherine Mandeville avait clairement indiqué qu'elle n'appréciait pas le comportement du prévenu, lors du procès pour meurtre.

«Ça n'allait pas bien, a complété l'avocat de la défense. C'est une personne complètement différente.»

Louati purge sa peine à Sainte-Anne-des-Plaines, où il doit suivre une médication adaptée.




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