Ramsurrun risque 40 ans

Shakti Ramsurrun... (Archives, Le Droit)

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Shakti Ramsurrun

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Une première judiciaire québécoise sera entendue à Gatineau, en décembre prochain. La Couronne demandera que deux peines minimales soient additionnées, et non imposées de façon concurrente comme c'est la tradition dans des affaires de meurtres multiples au Canada. Si le ministère public obtient ce qu'il désire, le meurtrier pourrait purger 40 ans de prison avant de pouvoir demander sa libération conditionnelle.

Shakti Ramsurrun est cet homme de l'Île Maurice reconnu coupable des meurtres prémédités de ses beaux-parents, Claude Lévesque et Louise Leboeuf, et du meurtre non prémédité de son ex-conjointe, Anne Katherine Powers, dans le secteur Aylmer en 2012. 

Jusqu'en 2011, la peine maximale que pouvait obtenir un auteur de meurtres multiples était la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. 

Lundi, le procureur de la Couronne, Me Sylvain Petitclerc, a annoncé au juge Éric Downs, de la Cour supérieure, qu'il consentait à ce que les deux peines pour les meurtres prémédités soient purgées de façon concurrente.

Toutefois, le ministère public demandera à ce que les 25 ans à purger sans possibilité de libération conditionnelle soient additionnés à la peine minimum de 15 ans qu'il entend réclamer pour le meurtre non-prémédité de la jeune femme.

L'avocat de Shakti Ramsurrun, Me Richard Dubé, conteste cette addition des peines minimales, qui forcerait son client à purger au moins 40 ans derrière les barreaux. À ses yeux, cette mesure adoptée par le gouvernement fédéral en 2011 est inconstitutionnelle.

La journée de lundi était aussi celle de la prise de parole des familles des victimes.

Anne-Marie Lévesque, fille de Claude, a raconté avoir «crié si fort» en apprenant le décès tragique de son père. La femme a raconté les cauchemars, les épisodes d'insomnie, la culpabilité et le manque de travail suivant le drame. En sanglots, elle a raconté le jour où elle a repris possession de la maison du drame, décrivant les traces de sang sur les murs, le verre cassé au sol, le plancher de bois devenu vert à cause du luminol utilisé par les enquêteurs pour trouver du sang lavé, ainsi que la porte «boulonnée» après que les policiers l'eurent défoncée lors de leur arrivée sur la scène de crime.

La fille de Louise Leboeuf, Audrey Marleau, a écrit au tribunal. Elle s'ennuie de l'amour de sa mère. Un sentiment de dégout l'envahit désormais lorsqu'elle voit un couteau, arme du crime de Shakti Ramsurrun, le soir du 23 mai 2012.




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