Un fraudeur aux procédés originaux

Un fraudeur a admis en cour avoir forcé... (Martin Tremblay, Archives La Presse)

Agrandir

Un fraudeur a admis en cour avoir forcé une de ses victimes, une personne âgée, à lui payer l'épicerie en échange de travaux qui n'ont pas été exécutés correctement.

Martin Tremblay, Archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La vulnérabilité et la bonne foi de personnes âgées ont été exploitées deux fois plutôt qu'une, à l'été 2016. Le montant des fraudes de 150 $ et de 895 $ ne passera pas à l'histoire, mais la façon d'opérer a de quoi révolter les victimes et leurs proches.

Le fraudeur en question s'est démarqué au palais de justice de Gatineau, cette semaine, en admettant avoir forcé une de ses victimes à lui payer l'épicerie, pour l'exécution de travaux de rénovation bâclés. Il s'agit de Robert Woodward, un homme de 51 ans, qui a reçu une peine de 12 mois de détention, en plaidant coupable à deux accusations de fraude.

Selon les faits reconnus par M. Woodward et son avocate, Me Sophie Cadieux, le suspect déambulait dans des quartiers résidentiels de Gatineau, en proposant avec insistance des travaux de réparation aux résidents.

À une première dame, âgée de 84 ans, il a indiqué que la fondation de son garage était fissurée.

Total de la facture : 150 $.

Le procureur de la Couronne, Me François Santerre, a par ailleurs qualifié ces travaux de « pansement sur le bobo » n'améliorant aucunement la structure.

« Madame lui dit ne pas avoir consenti, mais elle sort son chéquier, parce qu'elle a peur de monsieur, a précisé le procureur de la Couronne, Me François Santerre. Elle va annuler son chèque le lendemain, mais c'est déjà encaissé. »

D'un âge similaire, une autre femme a été piégée avec le même modus operandi. Sans formation, le suspect a fait valoir à sa victime que sa fondation avait besoin de 1000 $ de travaux.

Refusant cette fois le chèque, M. Woodward a poussé son stratagème en exigeant un paiement en argent comptant.

Toutefois, les guichets automatiques n'autorisent que des retraits de 500 $.

« Monsieur va se rendre à la caisse avec madame pour sortir 500 $. Il lui dit que ce n'est pas suffisant. Ils vont ensuite dans un Wal-Mart, pour payer la différence de 495 $. La dame va lui payer l'épicerie et divers autres items », complète le procureur de la Couronne.

Plaidant coupable, Robert Woodward a ajouté : « Je l'ai réparé » à la cour.

« L'aspect dolosif (caractère frauduleux), c'est le travail qui n'est pas de nature à réparer le problème », a répondu Me Santerre.

Le suspect a d'autres antécédents de fraude, commis de la même façon. Mais cette fois, a ajouté Me Cadieux, le client s'est montré moins agressif.

Le juge Mark Philippe a accepté la proposition sur la sentence des deux parties, et ordonné le remboursement des montants subtilisés.  Le détenu a plaidé coupable à d'autres accusations reliées à la drogue et de non-respect d'engagement de la cour.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer