Fusillade dans le marché By: ça fait «partie de la vie dans une grande ville»

Deux hommes ont été tués et un troisième... (Martin Roy, Le Droit)

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Deux hommes ont été tués et un troisième a été blessé dans la nuit de vendredi à samedi, à l'angle des rues Dalhousie et Murray, à Ottawa.

Martin Roy, Le Droit

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Si un sentiment d'inquiétude commence à gagner certains commerçants du marché By, à la suite de la fusillade qui a fait deux morts le week-end dernier, pour d'autres, il n'y a pas lieu de s'alarmer.

Pour Claire Lauzon, copropriétaire de la boutique Ma Cuisine, qui a pignon sur rue tout juste à l'intersection où tout s'est joué, il y a un peu plus de 72 heures, il ne s'agit que d'un autre événement isolé. En août dernier, un membre de gang de rue avait été abattu dans une boîte de nuit située à quelques mètres de là. 

« Ça survient toujours la nuit et ce sont des personnes qui ont été ciblées, ce n'est pas un attentat terroriste comme à Londres où des gens ont été tués au hasard. Si ça se passait en plein coeur de la journée, là, peut-être que j'aurais plus peur », dit-elle.

Mme Lauzon affirme que ce qui a fait mal aux affaires de son commerce, en ce printemps maussade, c'est plutôt le fait que la fusillade a nécessité la fermeture partielle de la rue Dalhousie un samedi... alors que la météo était clémente. 

Le son de cloche diffère pour la commerçante voisine, Renée Lévesque, designer et propriétaire de la boutique Renée Lévesque Bijoux Mode. Après avoir fait des affaires sur la promenade Sussex pendant plusieurs années, elle est déménagée sur Dalhousie au printemps 2016. Or, elle se pose aujourd'hui plusieurs questions. 

« Depuis que je suis arrivée ici, deux événements de ce genre-là sont survenus. Ce n'est pas plaisant, je ne me sens pas confortable. J'ai l'impression que j'étais plus en sécurité sur Sussex. Je ne suis pas inquiète au point de ne pas dormir la nuit, mais je me questionne toujours à savoir si je vais recevoir un appel m'informant que l'alarme a été déclenchée », affirme-t-elle.

Elle croit que des actions concrètes doivent être posées, par exemple en augmentant la surveillance policière dans le secteur. Depuis un an et demi, avance-t-elle, une douzaine de commerces ont été victimes de vols ou d'entrées par effraction. 

De son côté, le propriétaire de la boutique de vêtements pour hommes Hexagone, Yannick Beauvalet, estime que ce type d'incident « fait malheureusement partie de la vie dans une grande ville ».

« Je ne pense pas qu'il y a une recrudescence du nombre de crimes. C'est simplement que les incidents sont peut-être plus violents, alors ils sont plus médiatisés. Je travaille dans le marché depuis mon jeune âge et jamais je n'ai craint pour ma sécurité. Il y a une vie de nuit dans notre ville, alors il faut accepter ce qui en découle. Cela dit, je ne vais pas non plus traîner dans les ruelles à 3 h du matin. [...] Il y a encore des problèmes à régler, mais la Ville a fait un excellent travail pour nettoyer le secteur. Par exemple, il n'y a plus de prostitution et il y a beaucoup moins de trafic de drogue », dit-il.

Rappelons que deux hommes ont été tués et un troisième a été blessé dans la nuit de vendredi à samedi, à l'angle des rues Dalhousie et Murray, à la suite d'une altercation à la sortie des bars et d'une confrontation avec un policier.

L'Unité des enquêtes spéciales de l'Ontario a été dépêchée et enquête sur cette affaire.




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