Gascon coupable de meurtre prémédité

Alain Gascon écope de la prison à vie... (Étienne Ranger, Le Droit)

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Alain Gascon écope de la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 2039 pour avoir tué son ex-conjointe, Angela DiStasio.

Étienne Ranger, Le Droit

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Alain Gascon est coupable du meurtre prémédité de sa femme Angela DiStasio, survenu à Gatineau en avril 2014.

Le jury a rendu sa décision jeudi après-midi au palais de justice de Gatineau, après une journée et demie de délibérations. Les douze jurés ont acheté la théorie de la Couronne voulant que l'homme de 51 ans a prémédité son geste en se rendant chez son fils, qui hébergeait sa mère, Angela DiStasio.

C'est dans cette résidence du secteur Aylmer que le drame s'est produit le 20 avril 2014, le dimanche de Pâques.

Alain Gascon écope de la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 2039, soit 25 ans après son arrestation.

Dans le box, Gascon n'a pas réagi immédiatement, alors qu'une femme assise dans la salle, qui semblait être une proche de la victime, a poussé un soupir de soulagement.

Lorsque la juge Catherine Mandeville, de la Cour supérieure, a demandé au meurtrier s'il avait quelque chose à déclarer, ce dernier a dit que « des mensonges » avaient été dits lors de son procès, et qu'il en appelait de la décision du jury.

Les avocats de la défense, Gilles Daudelin et Jacky-Éric Salvant, se sont dits « très déçus » de la décision. Dans 15 ans, Alain Gascon pourra demander une révision de sa sentence, ce qui n'est pas gagné d'avance.

La défense avait plaidé que cette affaire devait être perçue comme un homicide involontaire, et non un meurtre avec préméditation, soit le pire geste reconnu par le Code criminel canadien.

Gascon avait admis être la cause de la mort de son ex-femme, mais contestait la préméditation de son geste.

« C'est évident que mon client est un peu abasourdi de la situation, a dit Me Daudelin. Il semble dire que des choses ont été cachées (lors du procès). »

La Couronne n'a pas commenté.

Enfants

Par ailleurs, la juge Mandeville a interdit au détenu toute communication avec six personnes, dont ses cinq enfants, qui n'étaient pas présents dans la salle.

M. Gascon devra fournir un échantillon d'ADN et ne pourra être en possession d'arme pour le reste de ses jours.

Alain Gascon a quitté le domicile familial de Quyon, le 20 avril 2014, pour se rendre chez son fils.

Mme DiStasio y a été tuée à coups de poêlon et de fourche à barbecue.

Chez une de ses filles, quelques minutes après les faits, il lui a dit : « Je pense que je viens de tuer ta mère ».

Avant la journée fatidique, Gascon a fait savoir à des proches que s'il ne pouvait la garder pour lui, « personne d'autre ne l'aurait ».

Il semble que l'accusé n'ait pas digéré la séparation. La victime avait un amant depuis quelques semaines, à l'époque.

La Couronne a soutenu lors du procès qu'Alain Gascon avait fait preuve de harcèlement criminel avant de commettre l'irréparable. Des appels incessants et des visites indésirables sur son lieu de travail rendaient la femme inquiète.

À la suite de son arrestation, le suspect avait fait des déclarations incriminantes.

Dans les mois précédant les événements, Gascon avait fait au moins une tentative de suicide.

Dans son témoignage, lors du procès, le meurtrier avait dit que la femme l'avait maltraité et manipulé.

La femme avait toutefois confié à des proches qu'Alain Gascon l'avait déjà violée. Le meurtrier avait juré que la relation sexuelle en question était consentante.




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