L'ex-titulaire d'une famille d'accueil coupable de contacts sexuels sur des mineurs

L'arrivée d'Internet dans le foyer, en 2007, aurait...

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L'arrivée d'Internet dans le foyer, en 2007, aurait changé la donne dans le comportement de l'homme de 56 ans.

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Un ex-titulaire d'une famille d'accueil de l'Outaouais est reconnu coupable d'accusations à caractère sexuel sur deux garçons, presque 10 ans après les faits. L'arrivée d'Internet dans le foyer, en 2007, aurait changé la donne dans le comportement de l'homme de 56 ans.

La juge Anouk Desaulniers n'a pas cru la version « cousue de fil blanc » de l'accusé, Réal Gignac. Le procès tenu dernièrement a été difficile à supporter pour les deux jeunes hommes, qui étaient mineurs au moment des événements.

Début 2000, Gignac et sa conjointe d'alors ont eu l'idée de devenir famille d'accueil, afin de donner une chance dans la vie à de jeunes enfants.

Selon la femme, qui n'est plus sa conjointe, le comportement de Gignac a changé lorsqu'Internet est entré dans la maison.

Aujourd'hui, Gignac attend sa sentence pour huit accusations de contacts sexuels et d'incitation à des contacts sexuels sur deux mineurs.

Souvent au sous-sol, sur les sites de clavardage et devant des jeux vidéo, il a discuté virtuellement avec des inconnus.

« En août 2007, la dynamique de la maison a changé, a témoigné l'ex-conjointe. Des nuits à l'ordinateur, il s'est mis à boire, le soir. Cela a changé plein de choses dans la maison. »

Un des enfants a accumulé plusieurs absences à l'école, à l'insu de la femme, qui n'a jamais été accusée dans cette affaire. Elle a d'ailleurs confié à la juge, lors du procès, que cette histoire l'avait attristée, et qu'elle éprouvait beaucoup d'amour pour les enfants maltraités par celui qui a été son conjoint.

La femme, qui organisait des rencontres entre les enfants et la mère biologique, à l'époque, est toujours ébranlée par cette histoire.

C'est un des jeunes qui a confié à sa mère biologique comment Gignac le traitait - en l'absence de la femme - trois ans plus tard.

C'est pourquoi le procès, suivi d'un verdict de culpabilité, est arrivé 10 ans plus tard.

La Couronne a mis en preuve le témoignage d'un des jeunes, « initié » aux films pornographiques par Gignac. « On le forçait, à 7 ans, à regarder des films d'adultes qui font l'amour », a résumé la juge, au palais de justice de Gatineau.

Gignac aurait aussi masturbé le jeune, et vice-versa. Le calvaire des jeunes s'est étiré sur trois ou quatre ans.

Avertissement

Les enfants ont été retirés du milieu de vie de Gignac lorsque la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) été mise au courant de cette affaire.

Un des jeunes qui participait à un camp de jour a dit avoir été brusqué par Gignac. Les services sociaux ont été interpellés une première fois, servant un avertissement selon lequel les enfants seraient retirés si la situation perdurait. À ce moment, les allégations sexuelles n'étaient pas connues.

La femme travaillait à l'extérieur, et Gignac, sans emploi, devait s'occuper des diners et des tâches ménagères.

La femme a d'ailleurs dit avoir « attendu trop longtemps » avant de partir avec les enfants parce que Gignac devenait également violent envers elle.

La suite des procédures judiciaires aura lieu en juin.




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