Un avocat condamné en Floride pour porno juvénile veut pratiquer en Ontario

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Les policiers ont découvert du matériel pornographique juvénile dans l'ordinateur de Ronald Ori Davidovic en 2004.

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La Presse Canadienne

Un Montréalais d'origine qui avait fait de la prison en Floride pour possession de matériel pornographique juvénile souhaite exercer le droit en Ontario.

Un comité du Tribunal du Barreau du Haut-Canada a conclu que Ronald Ori Davidovic avait pu démontrer qu'il avait changé et qu'il était maintenant «une bonne personne». Le comité a donc donné le feu vert à l'étude plus approfondie de sa demande.

Une porte-parole du Barreau a précisé vendredi que le comité du tribunal avait seulement statué sur la «bonne moralité» de M. Davidovic - une des conditions pour obtenir un permis d'exercice -, et que sa demande suivrait maintenant les voies normales.

Né à Montréal, M. Davidovic avait déménagé tout petit à Miami avec sa famille. Il était consultant pour une entreprise de télécommunications lorsqu'il a été arrêté, au début de 2004, à la suite d'une perquisition chez lui. Les policiers ont découvert dans son ordinateur du matériel pornographique juvénile et il avait plaidé coupable à un chef d'accusation. Il a alors été condamné à cinq ans de prison, une peine plus tard ramenée à trois ans. Son nom est aussi inscrit en Floride dans le registre des délinquants sexuels.

M. Davidovic avait alors démissionné du barreau de Floride mais il aurait pu présenter une nouvelle demande en 2010. Il a plutôt choisi de demander un permis de pratique en Ontario, puisqu'il comptait s'installer à Toronto, où il a de la famille.

Deux des trois membres du comité du Tribunal du Barreau du Haut-Canada ont estimé que M. Davidovic avait assumé ses torts, qu'il avait exprimé des remords sincères et qu'il n'avait pas récidivé depuis son arrestation. M. Davidovic, aujourd'hui dans la quarantaine, a effectué plus de 300 heures de thérapies obligatoires et plus de 500 heures de thérapies volontaires additionnelles, rappelle le comité. Il a aussi été bénévole pour un organisme qui sensibilise le public aux enjeux liés aux crimes à caractère sexuel.

Le troisième membre du comité a inscrit sa dissidence, estimant que M. Davidovic n'avait pas démontré hors de tout doute sa rédemption et sa crédibilité retrouvée.

Le comité du Tribunal du Barreau indique dans sa décision écrite que M. Davidovic souhaite pratiquer le droit criminel et croit que «son expérience lui permettra d'aider les autres». Il avait aussi promis de limiter sa pratique aux causes impliquant des adultes mais le comité ne précise pas si le Barreau devrait lui imposer cette exigence.




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