Violée, agressée et humiliée

Une effeuilleuse de Namur a été reconnue coupable d'une violente agression... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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Etienne Ranger, Archives Le Droit

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Une effeuilleuse de Namur a été reconnue coupable d'une violente agression sexuelle d'une autre danseuse nue de Gatineau, jeudi. La victime a vécu un cauchemar de plusieurs heures, dans une chambre fermée par trois serrures, menacée d'être enterrée, battue et violée devant d'autres, alors que des enfants se trouvaient dans une pièce voisine. Dans une scène finale, la victime a été contrainte de signer un « contrat » qui aurait fait d'elle la propriété de la « compagnie » du couple accusé conjointement.

Miriam Hubert, 32 ans, risque maintenant une longue peine de prison pour avoir attiré la pauvre femme chez elle, à Namur, pour la violer avec son conjoint, André Blanc. Ce dernier purge quatre ans de pénitencier pour cette même histoire.

L'affaire remonte à la nuit du 29 au 30 juin 2014, quand Miriam Hubert a convaincu la victime d'aller prendre un verre. Par la suite, elle l'a entraînée dans une voiture, accompagnée de deux hommes. Tel que décrit par le juge Richard Laflamme, « du taponnage » a débuté dans l'auto au retour du bar, en direction de la résidence du couple.

Sur place, André Blanc a agrippé la femme par le bras, l'entraînant dans la chambre, dont la porte était munie de trois serrures. Il était impossible pour la victime d'échapper à cette affaire.

La victime a été humiliée, fouettée, aspergée d'urine, battue, et menacée.

Quatre heures plus tard, la porte s'est ouverte. Des enfants se trouvaient dans une pièce voisine, sur un sofa.

André Blanc, Miriam Hubert et un autre homme l'ont fait s'asseoir sur la terrasse extérieure, lui présentant un « contrat à signer ».

« À compter de ce jour, elle devient la propriété d'une compagnie et devra faire tout ce qu'on lui demande, résume le juge, dans sa décision. Elle refuse de signer et reçoit la menace de se faire enfoncer le stylo dans la gorge. Elle signe son nom de danseuse, mais Proulx veut son vrai nom. »

Miriam Hubert s'est faite insistante. « T'as pas le choix, sinon c'est une ride de valise. »

Pour ajouter à la menace, le couple a ouvert une trappe en affirmant qu'un corps y était enterré, et qu'elle subira le même sort si elle ne se soumettait pas.

Conduite dans la douche, elle aurait été battue.

Reconduite chez elle, à Gatineau, elle aurait une fois de plus subi la menace de ne pas parler aux policiers sous peine de représailles.

Chez le médecin

Puis, vers le 2 juillet, la victime s'est rendue chez un médecin puisqu'elle avait des infections vaginales. C'est à ce moment qu'elle a été traitée pour ses blessures, et que la police a été alertée. Elle a alors signé une déposition.

Miriam Hubert a été reconnue coupable de séquestration, d'agression sexuelle avec la participation d'une autre personne et de possession de champignons magiques. Elle a été acquittée des accusations d'agression sexuelle armée, de vol de cellulaire, de clés de voiture et de vêtements.




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