Morts nébuleuses et passé trouble

Le drame survenu sur la rue Bégin dans... (Simon-Séguin Bertrand, Archives Le Droit)

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Le drame survenu sur la rue Bégin dans le secteur Hull, dans la soirée de lundi, comporte encore beaucoup de questions.

Simon-Séguin Bertrand, Archives Le Droit

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Les circonstances demeurent nébuleuses, plus de 24 heures après la découverte d'un homme et d'une femme retrouvés sans vie à côté d'un bambin de trois ans, celui-là heureusement sain et sauf, à Gatineau. Alors que les questions persistent sur ce qui s'est vraiment produit dans un appartement du secteur Hull, lundi, des réponses plus claires semblent en dire davantage sur le passé trouble de l'homme décédé.

Lundi après-midi, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a été appelé à intervenir dans l'appartement 3 du 73, rue Bégin, dans le secteur Hull, à deux pas de l'Université du Québec en Outaouais (UQO).

Sur place, un homme dans la trentaine - qui serait le père du garçon - et une femme dans la vingtaine étaient inanimés.

La thèse criminelle a été écartée dans ces deux décès, a mentionné l'agente Andrée East, du SPVG.

Les résultats complets de l'autopsie, pratiquée au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale de Montréal, ne seront connus que dans quelques semaines, « peut-être quelques mois ».

Il n'y avait pas de traces de violence sur les victimes ni dans le logement. « Ça peut être une surdose, ça peut être une intoxication ou un empoisonnement, tout cela reste à confirmer », a mentionné l'agente East.

Identités

Christopher Lecouvie... (Facebook) - image 3.0

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Christopher Lecouvie

Facebook

Le SPVG n'a pas confirmé les identités des victimes, à la demande des familles éprouvées.

En fin de journée, cependant, plusieurs proches du père décédé, Christopher Lecouvie, ont déploré sa mort tragique sur Facebook.

Selon des documents judiciaires consultés par Le Droit, M. Lecouvie, 32 ans, a comparu au début de mois de janvier pour des chefs d'accusation de voies de fait, de menaces de mort, et de méfaits sur un téléphone cellulaire et sur une porte de salle de bain.

Ces allégations, auxquelles il a plaidé non coupable, remontent à la période du 1er décembre au 31 décembre 2016, selon l'acte d'accusation du ministère public.

Les menaces et les voies de fait visent une même femme, mais on ignorait toujours, mardi, s'il s'agissait bien de la même victime retrouvée sans vie aux côtés de M. Lecouvie.

M. Lecouvie a purgé une peine de détention en 2007, pour drogue.

La propriétaire de l'édifice à logements où a eu lieu la macabre découverte n'a pas voulu commenter, non plus, mardi.

On sait qu'une saisie de drogue a eu lieu dans cet immeuble de la rue Bégin, en novembre dernier, ainsi qu'à une autre adresse de Cantley.

Le SPVG a indiqué que l'affaire de l'automne dernier et le drame de cette semaine n'étaient pas reliés. La frappe automnale avait mené à la saisie de cocaïne et de cannabis, d'argent comptant, d'une voiture, de cellulaires et d'une liste de clients. 

Les victimes de cette semaine ne sont pas impliquées dans cette précédente opération policière.

Enfant

L'enfant de trois ans a été confié à la Direction de la protection de la jeunesse, et les familles des victimes ont été averties dans la nuit de lundi à mardi. Le bébé était en bonne santé lorsque les policiers de Gatineau sont arrivés sur place, lundi.

Les familles des deux défunts ont déjà été contactées par les enquêteurs du SPVG.




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