Neuf ans après le meurtre de sa femme, Gakmakge veut faire cesser les procédures

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Khalid Gakmakge, accusé du meurtre non prémédité de sa femme Lucia Medeiros.

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À huit mois de son deuxième procès pour le meurtre de sa femme, un Gatinois veut faire cesser les procédures entamées contre lui, en évoquant l'arrêt Jordan de la Cour suprême. S'il obtient gain de cause, Khalid Gakmakge serait blanchi de toute accusation, même s'il été reconnu coupable une première fois de meurtre au second degré, il y a six ans.

Le 11 mars 2011, un jury déclarait l'homme coupable du meurtre sans préméditation de Lucia Medeiros survenu le 12 décembre 2008, à Gatineau.

Quatre ans plus tard, en février 2015, la Cour d'appel ordonnait la tenue d'un nouveau procès, en acceptant l'argument de l'avocat Martin Binet, selon lequel le juge Martin Castonguay, qui présidait le procès, avait commis une erreur de droit en permettant qu'un témoin clé livre une version différente de celle qui avait été présentée lors de l'enquête préliminaire.

La tenue du deuxième procès a été fixée au mois d'octobre 2017.

Selon le nouvel avocat de M. Gakmakge, Me Christian Deslauriers, le système judiciaire a erré en ne permettant pas ce deuxième procès dans des délais raisonnables.

L'arrêt Jordan de la Cour suprême a récemment statué que les procès devant jury devaient se tenir dans les 30 mois suivant la mise en accusation d'un justiciable.

Selon les différentes façons de voir le dossier, Me Deslauriers affirme que son client a attendu 100 mois, en tenant compte du délai entre l'arrestation de 2008 et la fin du procès prévue à la fin de 2017.

Le procureur de la Couronne, Me Mark Philippe, a fait valoir à la juge Catherine Mandeville que le système judiciaire avait fait face à des circonstances exceptionnelles entre 2012 et 2014, avec de nombreux cas de meurtres dans le district judiciaire de l'Outaouais, et le départ à la retraite de nombreux juges. Le procureur de la Couronne a ajouté que les délais étaient provoqués par la défense, qui a mis du temps à compléter le dossier devant la cour d'appel. « Le premier procès s'était tenu dans des délais raisonnables », a rappelé Me Philippe.

Me Deslauriers a répondu que bien d'autres délais incombaient à l'État. 

Il a entre autres rappelé qu'une des salles de cour pouvant accueillir un jury, au palais de justice de Gatineau, a été en rénovation pendant deux ans. 

« C'est l'État qui est responsable de ces délais », selon lui.

La juge Mandeville a pris l'affaire en délibéré, mardi.

La Couronne accuse Gakmakge d'avoir tué la femme à coups de couteau, dans la résidence du couple située dans le secteur Aylmer

La défense avait contesté la séquence des coups de couteau, affirmant que c'est l'accusé qui tentait de se défendre de sa victime, et non le contraire.

Selon la défense, la séquence des coups n'a pas été décrite de la même façon pendant l'enquête préliminaire et le procès, empêchant la présentation d'une défense pleine et entière.




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