Pas d'animaux, sauf un poisson rouge

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Trois membres d'une même famille, dont l'un est atteint du syndrome de Noé, ne peuvent plus posséder d'animaux de compagnie, sauf un poisson rouge, a tranché la Cour du Québec, mercredi.

Le juge Valmont Beaulieu a entériné la proposition commune de la défense et de la Couronne, imposant une peine de quatre mois de détention dans la communauté à Madeleine Filion-Sauvé et à ses deux enfants, Jacques et Louise.

Les Filion ont été reconnus coupables de cruauté animale en avril dernier.

Leur avocat, Me Marino Mendo, a expliqué au Droit que sa cliente, la mère, Madeleine Sauvé-Filion, souffrait du syndrome de Noé, qui pousse ceux qui en sont atteints à posséder trop d'animaux de compagnie, sans être capables de s'en occuper adéquatement. 

« Ils adorent les animaux, a brièvement dit Me Mendo. Selon eux, ils ne font rien de mal. »

L'amour malsain des Filion pour les chats et les chiens et autres bêtes à plumes et à poils a conduit ces derniers devant la justice à plusieurs reprises.

Les incidents du dossier actuel impliquent près de 20 chats, deux chiens et un furet, dans le secteur Aylmer, en 2015.

Trop d'animaux, mal soignés, ont une fois de plus attiré l'attention des autorités.

Leur première histoire connue du public est celle de dizaines de cadavres de chiens et de chats déterrés dans leur ancienne maison du 22, rue Roméo-Gendron, dans le secteur Aylmer, le 29 juin 2010.

Infect, le bâtiment a été cédé et détruit.

Sursis

Me Mendo a au moins réussi à maintenir le droit de ses clients de conserver leurs poissons rouges. Des quatre mois de prison avec sursis, deux devront être purgés 24 heures sur 24 à résidence. L'autre moitié de la peine sera purgée avec couvre-feu.

Une probation de trois ans s'ajoute à cette peine. Les thérapies devront se poursuivre.

La famille a été accusée des mêmes crimes en 2006, en 2008, en 2010 puis en 2015.

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