Bambin tué à Thurso: le père pourrait écoper cinq ans de prison

Daniel Lefebvre a, « dans un élan d'impatience et... (Patrick Woodbury, archives Le Droit)

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Daniel Lefebvre a, « dans un élan d'impatience et de frustration », secoué sa fille en pleurs, le 15 juillet 2015.

Patrick Woodbury, archives Le Droit

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Un père qui a craqué « sous la pression » et provoqué la mort de son bambin de deux mois, en juillet 2015, risque cinq ans de pénitencier. Daniel Lefebvre a plaidé coupable à un chef d'homicide involontaire, lundi, au palais de justice de Gatineau. Il devrait savoir, d'ici quelques jours, si la juge acceptera ou non cette proposition commune de la défense et de la Couronne.

Selon les faits rapportés devant la juge Rosemarie Millar, le jeune père a, « dans un élan d'impatience et de frustration », secoué sa fille en pleurs, le 15 juillet 2015.

La petite victime est décédée à l'hôpital quelques jours plus tard, des suites de lésions au cerveau. Le père avait été libéré sous caution afin, entre autres, d'assister aux funérailles de sa fillette.

M. Lefebvre avait 25 ans lorsqu'il asséné deux coups à l'enfant, à son ancienne résidence de Thurso.

Lundi, la Couronne a mentionné que le père avait « immédiatement prévenu la mère, et composé le 9-1-1 ».

Contrairement à plusieurs autres cas de « bébé secoué », le père a collaboré avec les médecins, qui ont pu se concentrer rapidement sur les blessures infligées.

Les expertises médicales ont révélé que l'enfant n'avait pas été victime d'autres fractures ou lésions avant cette journée fatidique.

La Couronne a rappelé que la victime, « extrêmement vulnérable », était à la merci du père.

La jurisprudence en la matière prévoit des peines de quatre à sept ans de détention.

Remords

Selon l'avocat du père, Me Marc-André Cayen, les voisins ont eux aussi constaté « la détresse et les remords » de l'accusé.

« Lorsqu'il attend les policiers, il est en pleurs à l'extérieur, il mentionne avoir secoué trop fort son bébé. L'enfant n'était pas mort, mais il croyait justement le pire à survenir. »

Sans antécédent ni problème de toxicomanie, l'homme aurait cédé « sous la pression ».

« À ce moment, M. Lefebvre est sur la Sécurité du revenu à la suite d'un accident de voiture. Il a été déclaré invalide au travail, mais n'a pas de compensation au niveau de la Société de l'assurance automobile du Québec. Avec la naissance du bébé, monsieur s'est mis énormément de pression, compte tenu de la situation économique difficile que le couple vivait. Il était celui qui se réveillait pour l'enfant dans l'optique de laisser la mère dormir pour aller travailler. (...) Les voisins, à l'époque, ont vu monsieur faire du va-et-vient dans la cour. Il se mettait énormément de pression, étant donné qu'il ne croyait pas pouvoir 'arriver' avec l'enfant. »

La juge Millar doit rendre sa décision vendredi.

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