Un chien sauvé grâce au bouche-à-museau

Un chien a été sauvé lors d'un incendie... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Un chien a été sauvé lors d'un incendie il y a deux semaines à Nicolet. Sur la photo: Alain Hébert, pompier; Marie-Ève Traversy, propriétaire du chien et Michel Legeault, directeur du service incendie de Nicolet.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Nicolet) Quand un incendie d'origine électrique s'est déclaré chez Marie-Ève Traversy, à Nicolet, il y a deux semaines, personne n'était à la maison, sauf ses deux chiens.

Ce sont les voisins qui on vu la fumée sortir du bâtiment. Malheureusement, le plus gros des deux chiens, un grand danois, a péri dans le fond d'une pièce en inhalant l'épaisse fumée. Le plus petit, Mini-Dodu, un pinscher nain, était fort heureusement près de la porte quand les pompiers l'ont trouvé. Et il était minuit moins une pour lui.

Alain Hébert, lieutenant intérimaire pour les pompiers de Nicolet, a immédiatement pratiqué la technique de bouche-à ... museau, la seule qui lui est venue à l'idée à ce moment-là pour tenter de le réanimer.

Le petit chien avait «les yeux à l'envers et il avait de la difficulté à respirer», raconte le pompier.

Même si sa formation en réanimation cardiorespiratoire ne concerne que l'anatomie humaine, le lieutenant Hébert a eu la bonne idée d'adapter sa technique et de tenter le tout pour le tout.

Les pompiers ont aussi tenté de sauver le grand danois en pompant sa cage thoracique, «mais il n'y avait plus rien à faire», raconte Alain Hébert. Il avait déjà succombé.

«Et il avait été brûlé aussi sur le dos», ajoute le chef des pompiers, Michel Legault. «Il n'y a pas eu beaucoup de flammes, dans ce feu-là, quand je suis arrivé sur place, mais il y avait beaucoup de fumée et beaucoup de chaleur. Tout ce qui était en matière plastique dans la maison avait fondu.» 

Le fait que le plus petit des deux chiens soit près du sol, au moment du sinistre, a sûrement contribué à lui sauver la vie, analysent les deux secouristes.

Le petit Mini-Dodu et son sauveur, Alain Hébert, se sont revus dans le cadre d'une entrevue accordée au Nouvelliste à la caserne des pompiers de Nicolet. 

«Ça m'étonne qu'il n'ait pas jappé», a spontanément constaté Marie-Ève Traversy alors que Mini-Dodu profitait sagement de quelques caresses de son sauveteur. «Il a reconnu son haleine», a répondu à la blague le chef pompier.

Le pinscher nain de 3 ans a pu avoir son congé de l'hôpital vétérinaire dans les heures qui ont suivi son sauvetage.

Alain Hébert, qui possède un chien et un chat, comprend l'importance de ces petits compagnons à quatre pattes. 

«Ça fait partie de la famille, ces bibittes-là», fait-il valoir en grattant le cou de son petit rescapé.

Les pompiers de Nicolet n'ont pas suivi de formation pour administrer les premiers soins aux animaux. 

«On suit la formation sur défibrillateur, en RCR et premiers soins pour les humains», indique Michel Legault. «Ça a été un réflexe d'Alain» d'intervenir auprès du chien.

Pour Alain Hébert, qui est pompier depuis 20 ans, le sauvetage d'un animal est un fait plutôt rare qu'il n'exécutait que pour une deuxième fois en carrière.

M. Hébert est le seul de sa caserne à avoir fait de la réanimation animale.

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