Les faits divers en bref

Les faits divers du jour, en quelques mots. (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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Etienne Ranger, Archives Le Droit

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Les faits divers du jour, en quelques mots.

L'évadé, toujours en cavale, est accusé

L'homme qui s'est évadé de l'hôpital psychiatrique Pierre-Janet de Gatineau, samedi dernier, est visé par un mandat d'arrestation et accusé de trois chefs reliés à l'incident. David Harvey, un Montréalais de 22 ans déjà accusé de violentes introductions par effraction à L'Ange-Gardien, s'est évadé après avoir agressé la préposée aux bénéficiaires de l'hôpital Pierre-Janet. Il s'est emparé de sa carte magnétique pour prendre la fuite. Il était toujours en cavale, vendredi en fin d'après-midi. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a autorisé trois chefs d'accusation, vendredi. Il est inculpé d'évasion d'une garde légale, de vol qualifié ainsi que de voies de fait sur la préposée aux bénéficiaires.

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Possible cas de cruauté animale

Le Service de police d'Ottawa (SPO) demande l'aide du public pour l'aider à résoudre un possible cas de cruauté envers un animal dans l'ouest de la ville. Un chien, décrit comme un Loulou nain de 9 mois, fut trouvé par un passant près de l'intersection de la promenade Navaho et de l'avenue Woodroffe, après avoir été présumément battu et frappé à coups de pied. Le passant a appelé la police, mais le chiot a plus tard succombé à ses blessures. La police croit que l'incident aurait eu lieu jeudi, vers 14 h 20. Toute personne ayant des informations sur ce dossier peut les communiquer au détective David Guy de l'Unité des enquêtes criminelles de la division ouest du SPO au 613-236-1222, poste 2649.

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Une piétonne dans un état critique

Une jeune femme a été transportée à l'hôpital dans un état critique vendredi après-midi après avoir été heurtée par une voiture. L'accident est survenu sur la promenade Moodie près de l'avenue Carling, dans l'ouest de la ville. La victime aurait été percutée par le véhicule au moment où elle traversait la promenade Moodie, vers 15 h 30. L'âge de la femme n'a pas été précisé. Elle a subi de graves blessures à la tête. Les premiers répondants craignaient pour sa vie à la suite de l'accident.

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Le procès pour terrorisme d'Ismaël Habib est ajourné jusqu'à la fin janvier

Le procès d'Ismaël Habib, ce Québécois accusé d'avoir tenté de quitter le Canada pour participer aux activités d'un groupe terroriste, a été ajourné vendredi, jusqu'au 23 janvier.

La Couronne et la défense débattront alors l'admissibilité de la confession que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) avait arrachée à Ismaël Habib en février dernier.

Son avocat, Charles Montpetit, soutient que cet aveu - dans lequel Habib admet ses intentions de se rendre en Syrie pour joindre Daech (le groupe armé État islamique) - a été obtenu grâce à la tactique «Mr. Big» selon laquelle des agents d'infiltration se posent en criminels. Or, la Cour suprême avait tranché en 2014 qu'une telle stratégie ne pouvait être utilisée que sous des conditions strictes, jugeant qu'elle produit souvent de fausses confessions.

L'agent de la GRC qui a orchestré cette opération était le dernier témoin appelé à la barre par la Couronne. Il a détaillé les scénarios employés par la GRC afin de gagner la confiance de l'accusé de 29 ans.

Lors de son contre-interrogatoire, vendredi, l'agent a décrit le civil auquel les autorités ont fait appel pour se rapprocher de Habib. La source, un salafiste dans la quarantaine, est propriétaire d'une friperie autour de laquelle gravitent plusieurs membres de la communauté musulmane.

La GRC a eu recours à cet homme pour attirer l'accusé dans son piège, soit une organisation criminelle fictive, touchant la contrefaçon de passeports et le trafic humain

La source, décrite comme un «mentor», craignait que Habib ne soit un agent dormant de retour au Canada pour y commettre un acte terroriste, après qu'il lui eut fait part de son séjour en Syrie de 2013.

«L'objectif était d'obtenir de M. Habib une déclaration conforme avec l'information que les enquêteurs détenaient déjà à son propos», a-t-il exposé.

L'accusé a été arrêté pour la première fois en février dernier, à Gatineau, relativement à une affaire de violence conjugale. Il aurait menacé de faire exploser le véhicule de son ancienne petite amie si elle révélait qu'il souhaitait envoyer sa femme et ses enfants à l'étranger. Les accusations relatives au terrorisme ont été portées contre lui le mois suivant. Habib est également accusé d'avoir fourni de fausses informations aux autorités dans le but d'obtenir un passeport.

Le procès devrait reprendre en début mars, une fois que les juges auront statué sur la validité de la confession obtenue par les agents infiltrés.

La Presse canadienne

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