Les constables spéciaux en moyens de pression illimités

Les constables spéciaux du Québec portent un pantalon... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Les constables spéciaux du Québec portent un pantalon non conforme ainsi qu'un chandail à manches courtes imprimé d'une étoile de shérif jaune. Ils étaient bien visibles au palais de justice de Gatineau, mercredi matin.

Etienne Ranger, Le Droit

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Les constables spéciaux du Québec remettent leurs jeans, alors que leur syndicat se dit dans l'impasse avec l'employeur, à qui il demande un rattrapage salarial par rapport aux autres agents de la paix.

Un mot d'ordre a été lancé aux 350 agents, qui assurent entre autres la sécurité dans les palais de justice, certains édifices provinciaux, l'Assemblée nationale et le bureau du premier ministre.

Les agents portent depuis mercredi matin un pantalon non conforme ainsi qu'un chandail à manches courtes imprimé d'une étoile de shérif jaune. Ils étaient bien visibles au palais de justice de Gatineau, mercredi matin.

Une note syndicale indique aux constables de garder ces « moyens de visibilité » envers et contre tous, même si un juge demande à ce que l'habit conforme soit porté. Le président du Syndicat des constables spéciaux du gouvernement du Québec, Franck Perales, a ajouté que ses membres répondraient aux magistrats de s'adresser à leurs capitaines, au cas où leur habillement ne leur plaisait pas.

« Si les juges veulent que les constables sortent, nos membres vont le faire, mais ils resteront à côté de la porte, à l'extérieur, au cas où il y aurait une urgence dans la salle. »

En temps normal, les constables des palais de justice assurent une présence à l'intérieur des salles, pour répondre rapidement à d'éventuelles urgences.

Les parties patronale et syndicale ne se sont pas parlé depuis le 2 novembre. Les syndiqués demandent un rattrapage salarial d'au moins 5 000 $ par rapport à la moyenne des autres agents de la paix du Québec.

Les syndiqués ont voté en faveur de ce « moyen de visibilité » le 5 novembre dernier. M. Perales évite de parler d'un « moyen de pression ».

« C'est un morceau de tissu. Ce n'est pas un moyen de pression. Notre travail reste le même », explique-t-il.

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