L'arrestation d'un ado autiste fait réagir

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La police soutient que l'adolescent a craché sur ses agents, mordu et donné des coups de pied et de poing.

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La police de Cornwall confirme avoir arrêté un adolescent fortement agité à l'École secondaire L'Héritage, il y a deux semaines, alors que la mère du jeune de 14 ans s'explique mal comment les autorités ont pu agir de la sorte avec son fils autiste.

Karine Belleau a lancé un cri du coeur sur les médias sociaux. Selon elle, les policiers de Cornwall ne lui ont pas donné la chance de calmer son fils de 14 ans lorsqu'elle est arrivée à l'école, le 10 novembre dernier.

De son côté, la police de Cornwall maintient que le garçon a tenté d'étouffer une employée et d'en agresser un autre avec une brocheuse.

« Il a menacé de faire exploser l'école », ajoute la constable Sherri Cameron, par communiqué. La police de Cornwall n'a pas confirmé l'identité du garçon.

La mère de l'élève se dit démunie devant à la réaction des forces de l'ordre. Elle écrit, sur Facebook, avoir appelé à l'école à 13 h, tel que convenu chaque jour, pour gérer l'anxiété de son enfant. « Tout se passait bien à ce moment, mais à 13 h 30, je ne sais pas pour quelle raison exactement, il s'est désorganisé de façon majeure. (...) On me demande d'aller le chercher, (...) mais arrivée à l'école, deux voitures de police sont présentes. »

La femme dit avoir été retenue à l'extérieur de l'établissement, même si elle savait que les policiers avaient affaire à son fils.

Mme Belleau a filmé la scène, qui s'est transportée à l'extérieur. On y voit l'adolescent agité, en pleurs, maîtrisé par deux agents.

« Deux policiers qui maintiennent mon garçon au sol, menotté au dos qui pleure et crie qu'il ne comprend pas. (...) Je dis aux policiers que je peux le calmer pour que tout se passe bien, (mais) les policiers me demandent de reculer. Je dis aux policiers qu'il est autiste et qu'il ne comprend pas ce qui se passe », poursuit la femme.

La police soutient que l'adolescent a craché sur ses agents, mordu et donné des coups de pied et de poing. « Si un citoyen veut faire une plainte, il y a un système en place pour cela », explique le porte-parole de la police de Cornwall, Daniel Cloutier.

L'adolescent a pu parler à sa mère avant d'être placé dans le véhicule de police. Les agents lui ont lu ses droits. La mère soutient que son fils n'a pas pu les comprendre, en raison de son état mental.

L'élève a été accusé de huit chefs criminels, soit de voie de fait sur le personnel et les policiers (quatre chefs), de menace, d'avoir résisté à son arrestation, d'agression armée et de port d'arme dans un dessin dangereux.

La mère rappelle que son garçon va à l'école régulière, faute de ressources dans la région.

« Je suis à bout de souffle, je n'ai aucun service pour mon garçon. »

L'adolescent doit comparaître le 8 décembre.

Il n'a pas été possible de parler à la mère de vive voix, mardi.

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