Une croix gammée sur la porte d'une rabbin d'Ottawa

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Selon la victime, le graffiti haineux est une conséquence de l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis.

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Une croix gammée peinte sur la porte de la résidence d'une femme rabbin d'Ottawa soulève l'indignation dans la classe politique et la population. La victime, Anna Maranta, affirme que ce graffiti de swastika est une conséquence de l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis.

« C'est ce qui a été déclenché par le président américain élu, et ceux qui le soutiennent », a écrit la rabbin Maranta sur sa page Facebook, en accompagnant son commentaire de la photo du symbole antisémite peint en rouge sur sa porte.

Sur cette même porte, la femme avait précédemment accolé un message souhaitant la bienvenue aux visiteurs. Elle tient son lieu de culte à cette adresse de la rue Powell, dans le quartier Glebe.

« L'incident est arrivé quelque part entre 23 h, lundi et 2 h 45, (dans la nuit de lundi à mardi), écrit Mme Maranta. Je me suis réveillée vers 2 h 30 et j'ai aperçu un reflet provenant de la vitre de ma porte. »

La femme indique sur son profil Facebook qu'elle a tout de suite su qu'il s'agissait d'une croix gammée, symbole prisé des nazis et néonazis.

En plus de la croix gammée, le mot « kike » a aussi été écrit sur la porte. Il s'agit d'une insulte ethnique, d'une expression péjorative envers les juifs.

vives Réactions

Le maire et le chef de la police d'Ottawa ont vivement dénoncé cet acte, mardi.

« Le discours haineux n'est pas toléré dans notre ville », a écrit le maire Jim Watson, sur Twitter.

« Des incidents comme celui-ci sont totalement inacceptables et ne sont pas tolérés par notre communauté », a déclaré le chef Charles Bordeleau sur le même réseau social. Il encourage d'ailleurs tous ceux qui subissent de tels crimes à se plaindre auprès de la police.

L'organisation juive Bn'ai B'rith a relayé l'information sur son site Web, ajoutant qu'un graffiti semblable avait été peint sur le mur d'une boulangerie juive bien connue à Montréal, lundi. Le commerce Hof Kelsten, sur la rue St-Laurent, a été la cible d'un ou plusieurs vandales haineux, dénonce l'organisme.

Cet endroit est situé à quelques pas d'un mémorial en l'honneur du chanteur Leonard Cohen, Montréalais juif admiré à travers le monde, décédé le 7 novembre.

« Nous avons été témoins de la montée du nationalisme blanc ces dernières années, d'abord en Europe, et au Canada », a écrit la responsable de la Ligue des Droits de l'Homme de l'organisme, Amanda Hohmann. B'nai B'rith a averti des politiciens et des policiers de la montée de la violence et du vandalisme antisémite pendant des années. Il est temps de prendre des décisions sérieuses contre les auteurs de ces crimes. »

Quiconque a des informations relativement à l'incident peut contacter la Section des crimes haineux de la police d'Ottawa, au 613-236-1222, poste 2466

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