Première saisie de shatter en Outaouais

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Après Ottawa l'année dernière, voilà que Gatineau devient une nouvelle terre d'accueil du shatter, un concentré ultra puissant de cannabis contenant jusqu'à 80 % de THC, la substance active prisée des consommateurs.

Le Droit a appris que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a arrêté un Gatinois, mardi, et saisi ce que nos sources qualifient d'une « quantité importante » de shatter.

Alexis Lockhead, 29 ans, a comparu mercredi sous trois chefs d'accusations de possession, de trafic et de possession de plus de 5 000 $ obtenus par le crime. Il a plaidé non-coupable et a été remis en liberté sous une caution de 5 000 $.

Le shatter a l'apparence de cire ou de pâte jaunâtre semi-transparente. En 2015, le Service de police d'Ottawa a saisi de petites quantités de ce concentré. De son côté, le Service de police de la Ville de Gatineau a indiqué, mercredi, qu'il n'avait pas encore mis la main sur ce type de stupéfiant.

Dans son acte d'accusation, la Couronne affirme que M. Lockehead a fait le trafic de shatter entre les 1er juillet et 8 novembre dernier.

Le cannabis contient naturellement jusqu'à 5 % de tétrahydrocannabinol (THC). Les doses médicales reconnues par Santé Canada tournent autour de 10 %. Sur la rue, le cannabis peut atteindre des concentrations de 10 à 30 %.

Butane et danger de déflagration

La production de shatter peut être dangereuse. En 2015, deux explosions ont soufflé des garages transformés en site de production, à Calgary. Une des méthodes consiste à extraire l'essence avec du butane entubé. Le butane, extrêmement volatile, n'a besoin que d'une étincelle pour provoquer une déflagration.

Selon le site de Santé Québec, ce concentré de cannabis est appelé BHO, honey, oil, dad, shatter, budder ou wax. Sa consommation est presque sans odeur, contrairement au cannabis « classique » en combustion. Par contre, la dépendance à ce produit peut être forte et rapide.

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