Incendie à la Défense nationale: des circonstances encore nébuleuses

La thèse d'un incidendie criminel, envisagée par les... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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La thèse d'un incidendie criminel, envisagée par les autorités, semble de moins en moins probable.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Les travaux de réfection ont débuté à l'édifice de la Défense nationale, à Gatineau, six mois après l'incendie qui a forcé la relocalisation de quelque 2000 employés. D'ailleurs, LeDroit a appris qu'une thèse criminelle, envisagée dans les semaines suivant le sinistre, n'était pas concluante et qu'une cause de nature accidentelle demeurait toujours la plus probable.

Les travaux sur le 555, boulevard de la Carrière, dans le secteur Hull, auront lieu tout l'hiver. L'endroit était inaccessible cet été, en raison de l'instabilité de la structure, mais aussi à cause de l'enquête sur les circonstances entourant l'incendie.

LeDroit a appris que la piste d'une main criminelle a été sérieusement étudiée, mais que l'enquête menée à l'étage supérieur de l'édifice de la Défense nationale n'a pas permis de confirmer cette hypothèse.

« Formellement, l'incendie, aujourd'hui, est considéré comme non criminel », a dit le sergent Jean-Paul LeMay, du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG), jeudi.

« À la suite de l'analyse et selon le processus d'élimination des causes, le Service de sécurité incendie de la Ville de Gatineau (SSIG) est d'avis que la cause la plus probable de cet incendie est accidentelle », a écrit le service des communications de la Ville.

Le 21 avril, un incendie s'est déclaré au sixième étage, et a considérablement endommagé l'édifice Louis-Saint-Laurent, où travaillaient 2000 employés de la Défense nationale. Le bâtiment était alors en réfection.

En août dernier, « des objets d'intérêts » sur les lieux de l'incendie ont attiré l'attention des responsables de l'édifice, selon une correspondance entre le Service de sécurité incendie de Gatineau (SSIG) et Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) obtenue par LeDroit.

Le SSIG s'est vu confier des images d'une vidéo de surveillance, et en aurait avisé le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG). Ces « objets d'intérêts », dont la nature exacte n'est pas précisée, n'ont pas pu être retirés de la scène jusqu'à la fin du mois d'août, pour les besoins de l'enquête. Les accès au bâtiment ont aussi été restreints considérablement.

Dans cette même correspondance, on y indiquait que ces objets pouvaient orienter les enquêteurs « à savoir si les nouveaux éléments analysés contribuent à une cause criminelle probable ».

La scène est aujourd'hui libre et dégagée.

Travaux

Les 2000 employés de la Défense nationale, relocalisés à la suite de l'incendie, ne pourront pas retourner au 555, de la Carrière avant la fin de l'hiver.

L'expert en sinistre d'Indemnipro, Gaston Venne, a précisé jeudi que l'édifice n'était pas prêt de les accueillir avant plusieurs mois. « Notre but est d'y retourner l'été prochain. Pour cet hiver, je ne pense pas que ce soit possible. »

Le dossier est complexe, admet M. Venne. En plus des événements du printemps et de l'enquête qui a suivi, les travaux seront bientôt rendus plus difficiles, puisque l'hiver vient. La stabilisation de la structure est un enjeu de taille et les équipes d'ingénieurs doivent travailler avec les exigences de la Ville de Gatineau.

Il n'a pas été possible de parler au directeur général des biens immobiliers à TPSGC, Denis Charette.

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