Meurtre de Diane Lahaie: le jury délibèrera lundi

Le corps de la victime avait été retrouvé... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le corps de la victime avait été retrouvé dans les débris à la suite de la déflagration survenue dans la résidence de la rue de Gaspé.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le sort de Patrick Dussault, qui a tué la Gatinoise Diane Lahaie en 2013, sera dans les mains du jury dès lundi. Il décidera s'il est coupable ou non du meurtre sans préméditation de la femme de 64 ans, ou, comme le souhaite la défense, s'il est plutôt l'auteur d'un homicide involontaire.

De son vivant, Diane Lahaie s'est vue infliger 16 plaies d'objet tranchant et six lésions reliées à des coups d'objet contondant. La scène de crime dans la salle de lavage, au sous-sol du 14, rue de Gaspé, était ensanglantée, laissant entrevoir une violente empoignade entre Patrick Dussault et Diane Lahaie, le soir du 25 juillet 2013.

Le suspect réclamait de l'argent pour ses travaux, et la victime lui aurait répondu être incapable de le payer à court terme. Les insultes ont fusé de toutes parts, puis M. Dussault a « vu noir ».

Le coup fatal est un coup de couteau à la jugulaire de la femme de 5 pieds, 190 livres, selon le rapport médical.

Plaidoiries 

La journée de jeudi était dédiée aux plaidoiries de la Couronne et de la défense.

« Une scène de crime ne ment pas », a répété Me Martin Côté, procureur de la Couronne. Le ministère public croit que le prévenu a bien voulu provoquer la mort de la femme, à coup de pot de peinture et de couteau de cuisine.

La défense concède que le prévenu a tué la femme, mais qu'il ne s'agit pas d'un meurtre délibéré.

« Homicide involontaire, a plutôt plaidé Me André Lapointe, avocat de Patrick Dussault. Pour nous c'est ça. C'est arrivé vite. (L'accusé) n'a pas pensé. Il a 'pété' sa coche. On ne parle pas d'un crime relié à des stupéfiants, à une introduction par effraction, à un vol ou une agression sexuelle. Le mobile, c'est la rage. »

Selon la défense, les coups de couteau « ne sont pas structurés ». La défense soulève la thèse de la provocation, en vertu de l'article 232 du Code criminel.

Mais, selon Me Côté, les dires de Patrick Dussault l'incriminent. Dans son témoignage, l'accusé a lui-même raconté avoir lancé à la femme, lors de l'engueulade, « Je vais t'arracher la tête ». 

« Ça démontre une volonté de tuer ou de faire du mal à quelqu'un », selon Me Côté.

Le procureur de la Couronne s'est d'ailleurs questionné sur la façon de faire des affaires de Dussault, un ancien tatoueur. « Lorsqu'il était tatoueur, il demandait à être payé avant d'entreprendre le travail. Dans le cas de Mme Lahaie, il a commencé à faire des travaux avant d'être payé. Il n'avait eu que 280 $ sur 800 $. »

Le ministère public croit qu'un simple coup de pied ne serait jamais assez puissant pour ouvrir un bosseler un gallon de peinture neuf, comme le prétend M. Dussault. La victime présentait une large fente à la tête.

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